
Titre : Hancock
Réalisateur : Peter Berg
Acteurs : Will Smith, Charlize Teron, Jason Bateman…
Scénaristes : Vincent Ngo, Vince Gilligan
Producteurs : Akiva Goldsman, Richard Saperstein, Will Smith
Un film de super-héros, parodiant les super-héros, voilà un film que je me devais d’aller voir. Hancock est un super-héros bourrin, bourré, dont la ville de Los Angeles se passerait bien. Un
concept génial. En plus, c’est Will Smith qui est l’acteur principal, et il nous a montré combien il pouvait porter un film sur ses épaules.
J’ai passé un très bon moment avec ce film. Hancock est une excellente parodie. Il défonce les voitures de gangster, brise tout sur son passage, picole, insulte les gens, bref, tout sauf une
icône. L’une de mes scènes préférée est sans nul doute quand il balance un môme qui l’avait insulté très haut dans le ciel afin de lui foutre la frousse.
Et puis c’est vrai que Hancock ne va pas bien. Coup de chance, il sauve un publicitaire en mal de sauver le monde, qui va essayer d’en faire un mec bien.
Sincèrement, tout cela fonctionne bien à l’écran. Hancock le connard, fait vite place grâce à Will Smith, à Hancock l’homme qui ne va pas bien. Le scénario est tout à fait crédible, et la
progression d’Hancock aussi. Ce qui donne d’ailleurs d’autres scènes encore plus savoureuses. Redevenu un vrai héros, Hancock doit sauver une femme flic sous le feu des balles. Et voilà qu’il lui
demande l’autorisation de la toucher, lui expliquant qu’il n’a aucune intention sexuelle à son égard. Une belle critique de l’aspect procédurier des américains, et de leurs tendances à voir dans
le plus petit des gestes, une agression sexuelle.
En plus, contrairement à certains films de super-héros, comme Spider-Man, Hancock n’a aucune scène de pur patriotisme américain. Cela fait beaucoup de bien.
Ce film comporte par ailleurs une petite surprise. Je dis petite, car même si elle est très plaisante, on la sent venir assez vite dans le film. Un des personnages cache son jeu, mais fort mal.
Seul bémol concernant Hancock, la réalisation. C’est un bémol de taille, me direz vous. Certes, mais l’histoire est très bonne, et cela compense.
En fait, le réalisateur tourne presque tout le clip caméra à l’épaule, enchaînant régulièrement les plans flous, sans que l’on en comprenne l’utilité. Ma compagne me suggérait que c’était
peut-être pour montrer le point de vu du héros, lorsqu’il était soul. Idée intéressante, sauf que l’on ne voit pas de différence avec les moments où il n’est pas sous alcool.
Le réalisateur semble avoir confondu réalisation dynamique, et brouillone.
Hancock reste toute de même un bon film de divertissement, qui fera rire un large panel de spectateurs.