Titre : Super Size Me
Réalisateur : Morgan Spurlock
Acteur : Morgan Spurlock
Genre : Documentaire
C’est les vacances, alors j’en profite pour combler mon retard dvd.
Au menu aujourd’hui (et le terme n’est pas choisit au hasard), le reportage américain consacré à Mc Donalds… pardon, à démonter Mc Donalds.
Morgan Spurlock fait partie de ces américains, malheureusement trop nombreux, assez barges. Morgan Spurlock fait aussi partie de ces américains, malheureusement trop peu nombreux, à avoir une conscience politique.
Suite à un procès lancé à l’encontre de Mc Donalds par deux jeunes ados devenues obèses, Spurlock décida de vérifier par lui-même si manger Mc Donalds tous les jours avait une incidence sur la santé. Alors bon, on pourrait lui dire que oui, on le sait bien… Mais comme personne ne l’avait démontré par l’expérience, Spurlock décida d’être celui-ci.
Ainsi donc, le film le suit pendant les 30 jours d’expérience, où il ne se nourrit que de produits McDonalds, au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner, où il fit le minimum d’activité physique, et où il fût suivit avec attention par plusieurs médecins.
Au final, en un mois, il prit 11 kilos, fit passer tous les résultats de ses prises de sang au rouge, perdit toute activité sexuelle, et déprima copieusement. Il arrêta l’expérience aussi sur les recommandations appuyées de ses médecins, car s’il continuait le régime, il aurait pu développer de graves maladies.
Il faut bien voir une chose, c’est que nous, français, sommes de petits mangeurs de McDo. Notre Menu « Maxi Best-Of » à nous, c’est le petit menu américain. Le menu « Super Size » américain, comptait la boisson en litre. Ce menu a d’ailleurs été retiré peu après la première diffusion du film au festival de Sundance. McDonalds nit tout rapport entre ces deux évènements.
Mais ce n’est pas tant le fait que manger Mcdo fasse grossir, qui fait peur dans ce film. C’est de voir à quel point l’industrie agro-alomentaire américaine maintient une pression constante pour que la malbouffe se maintienne. Le documentaire présente par exemple une cantine scolaire publique, où les frittes, les chips et les barres chocolatées sont la base de la nourriture des ados. Mais ils ne servent pas de Coca. Juste une limonade, absolument aussi sucrée que le soda d’Atlanta.
Ecouter le communiquant du plus grand lobby de cette industrie à Washington parler est à vomir. Selon lui, les industries qu’il représente assument un rôle non négligeable dans l’éducation à la nutrition. Presque, il faudrait les remercier. Pour ma part, je n’ai jamais vu en quoi placer un distributeur de sodas dans un collège était assumer un rôle éducatif, mais je suis un infâme gauchiste. Il était frappant de voir que le budget publicitaire annuel de grandes firmes comme Pepsi se chiffrait en centaines de millions de dollars, quand le budget du programme destiné à promouvoir l’équilibre alimentaire ne dépassait pas les deux millions de dollars les années fastes.
Il est clair que je vais avoir un peu de mal à aller manger au McDo dans les semaines à venir.
Je sais pas pourquoi, je me sens ballonné soudain…