POUR MIEUX VOUS REPERER

Recherche

Documentaires

Vendredi 4 janvier 2008
Super-Size-Me.jpg

Titre : Super Size Me

Réalisateur : Morgan Spurlock

Acteur : Morgan Spurlock

Genre : Documentaire

 

 

    C’est les vacances, alors j’en profite pour combler mon retard dvd.

Au menu aujourd’hui (et le terme n’est pas choisit au hasard), le reportage américain consacré à Mc Donalds… pardon, à démonter Mc Donalds.

Morgan Spurlock fait partie de ces américains, malheureusement trop nombreux, assez barges. Morgan Spurlock fait aussi partie de ces américains, malheureusement trop peu nombreux, à avoir une conscience politique.

Suite à un procès lancé à l’encontre de Mc Donalds par deux jeunes ados devenues obèses, Spurlock décida de vérifier par lui-même si manger Mc Donalds tous les jours avait une incidence sur la santé. Alors bon, on pourrait lui dire que oui, on le sait bien… Mais comme personne ne l’avait démontré par l’expérience, Spurlock décida d’être celui-ci.

Ainsi donc, le film le suit pendant les 30 jours d’expérience, où il ne se nourrit que de produits McDonalds, au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner, où il fit le minimum d’activité physique, et où il fût suivit avec attention par plusieurs médecins.

 

Au final, en un mois, il prit 11 kilos, fit passer tous les résultats de ses prises de sang au rouge, perdit toute activité sexuelle, et déprima copieusement. Il arrêta l’expérience aussi sur les recommandations appuyées de ses médecins, car s’il continuait le régime, il aurait pu développer de graves maladies.

Il faut bien voir une chose, c’est que nous, français, sommes de petits mangeurs de McDo. Notre Menu « Maxi Best-Of » à nous, c’est le petit menu américain. Le menu « Super Size » américain, comptait la boisson en litre. Ce menu a d’ailleurs été retiré peu après la première diffusion du film au festival de Sundance. McDonalds nit tout rapport entre ces deux évènements.

 

Mais ce n’est pas tant le fait que manger Mcdo fasse grossir, qui fait peur dans ce film. C’est de voir à quel point l’industrie agro-alomentaire américaine maintient une pression constante pour que la malbouffe se maintienne. Le documentaire présente par exemple une cantine scolaire publique, où les frittes, les chips et les barres chocolatées sont la base de la nourriture des ados. Mais ils ne servent pas de Coca. Juste une limonade, absolument aussi sucrée que le soda d’Atlanta.

Ecouter le communiquant du plus grand lobby de cette industrie à Washington parler est à vomir. Selon lui, les industries qu’il représente assument un rôle non négligeable dans l’éducation à la nutrition. Presque, il faudrait les remercier. Pour ma part, je n’ai jamais vu en quoi placer un distributeur de sodas dans un collège était assumer un rôle éducatif, mais je suis un infâme gauchiste. Il était frappant de voir que le budget publicitaire annuel de grandes firmes comme Pepsi se chiffrait en centaines de millions de dollars, quand le budget du programme destiné à promouvoir l’équilibre alimentaire ne dépassait pas les deux millions de dollars les années fastes.

 

Il est clair que je vais avoir un peu de mal à aller manger au McDo dans les semaines à venir.

Je sais pas pourquoi, je me sens ballonné soudain…

Par yaneck Chareyre
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 27 décembre 2007
les-animaux-amoureux.jpg

Réalisateur:
Laurent Charbonnier
Commentaire: Cécile de France


   Lorsque je suis allé voir ce film,  j'étais un peu réticent. J'avais déjà vu récemment  "Un jour sur Terre", un autre  documentaire animalier. Mais j'y suis allé quand même, dans l'idée qu'on peut toujours être agréablement surpris.
En cinq minutes, ce film m'a montré que tel ne serait pas le cas. C'est l'introduction du film, le premier commentaire. Cécile de France est une bonne actrice, mais elle ne semble pas sur le coup. Elle lit son texte, sans l'interpréter à aucun moment. Un texte, qui est d'ailleurs grandiloquent et prétentieux, qui commence sur le big-bang, et vous parle de l'infiniment grand et de l'infiniment petit. Bref, un texte qui se la pète et qui veut montrer qu'on est pas là pour rigoler.
Et en effet, on ne rigolera pas pendant une heure et demi.

   Car après ces cinq minutes lourdes, c'est le silence. Et les cris des animaux. Soit, le commentaire dit qu'il va falloir écouter, alors écoutons. Le commentaire disait aussi "comprenne qui pourra", et ça, je l'avais pas pris au sens propre en fait, au début du film... J'aurai du. Parce que le commentaire ne reprendra qu'à la toute fin. Il n'y a pas de commentaire lié aux images qui passent à l'écran. Il faut écouter, et regarder.
Quand on sait que le film est financé entre autre par TF1, on se dit qu'il y a un problème. Avec une bonne part de cerveau disponible pour Coca, on ne peut pas suivre ce film.

S'ensuivent donc des scènes, de séduction, d'affrontement, de copulation, de naissance... Oui, on nous a tout de même épargné l'adolescence des petits, ce qui est presque dommage, on aurait pu voir si l'Orang-Outan si petit et si mignon, allait gueuler contre son paternel pour pouvoir faire la teuf à la rivière avec son pote le chimpanzé.
Et je parle d'Orang-Outan, mais je ne suis même pas sûr, étant donné qu'aucun animal n'est identifié dans le film. Heureusement, j'ai reconnu les lions, les girafes et les éléphants. Comme je suis cultivé, j'ai aussi reconnu les seiches. Mais après.... Normalement, un documentaire, ça se veut pédagogique, ça cherche à nous apprendre des choses... Pas là. Dans ce film, le propos est autre. C'est au spectateur de tirer lui-même les analyses des scènes qu'on lui présente, sans que ce travail intellectuel ne lui soit pré-mâché par un commentaire paternaliste. Oui, ben il fait chier, au final, ce film. Louez "La vie privée des animaux" de Patrick Bouchitey, ce sera drôle au moins. Seul point positif, on comprend mieux pourquoi Bigard a réussit à écrire autant de choses lourdes pour son spectacle "des animaux et des hommes". Notez que j'aurai peut-être préféré Bigard. Vingt minutes de plus au documentaire, et je priais pour voir le spectacle du gros lourd.

Au bout d'une heure et demi d'ennui (bon, allez, les Lions qui draguent, c'était sympa, et les Singes, c'était intéressant de voir à quel point ils sont humains), le commentaire grandiloquent revient, signifiant pour mon plus grand bonheur la fin du film. Mais pour bien vous faire chier, après trois minutes de texte, on a le droit à encore trois minutes de cygnes sur un lac gelé.

Histoire de bien se faire chier jusqu'au bout quoi.
Par yaneck Chareyre
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 19 novembre 2007
18708361-w434-h-q80.jpg
Titre: Le premier cri
Réalisateur : Gilles de Maistre
Genre : Documentaire
Date de sortie : Novembre 2007


Une bien joli documentaire que voilà. Il est consacré à l’accouchement, à travers différentes cultures de par le monde. Ce premier cri est celui de l’enfant qui naît, bien entendu.

 

Le film suit le parcours de plusieurs femmes. Une Touareg, une Masaï, une indienne d’Amazonie, une américaine, une japonaise, une française, une sibérienne, des vietnamiennes, des mexicaines…Comment accouchent elles, dans quelles conditions. Comment cela se vit-il dans leur culture.

 

Pour tout dire, ce film me déçoit un peu dans le sens où il est une succession de vignettes, d’histoires, certes jolies, mais qui manquent d’un lien commun. C'est-à-dire qu’il n’est pas suffisant que ce ne soient que des accouchements. Chaque « scène » s’accompagne de commentaires censés être dis par la femme concernée. Mais il manque à ce film, un commentaire général, une ligne à défendre par le réalisateur et son scénariste. Quel a été le but de Gilles de Maistre, quel message veut-il transmettre ? La chose n’est pas évidente, et est un vrai manque.

 

Par contre, en regardant ce film, on découvre une chose, c’est que le père est souvent peu présent dans ce moment là. C’est particulièrement vrai pour certaines cultures d’Afrique, où ce sont les femmes qui s’occupent de cela. Mais on sent que le réalisateur n’a pas trop souhaité s’attarder non plus sur eux. Le sujet principal, ce sont les femmes, et si les hommes parviennent à grappiller l’attention, tant mieux pour eux.

Que l’absence soit un fait culturel, il n’y a pas grand-chose à y redire. Mais a quel point la caméra les ignore-t-il ?

On parvient à tirer tout de même une autre leçon. Les femmes des pays riches ont tendance à vouloir retourner vers un accouchement dit « libre », sans les abus de la médecine occidentale, celui d’un âge d’or de la femme. Par contre, les femmes qui, elles, accouchent à même le sol, perdent leur enfant parce qu’il vient par le siège et qu’ils n’ont pas de sage-femme. Celles-là, elles, donneraient sans doute beaucoup pour avoir accès au luxe d’un accouchement d’où les plus grands risques sont écartés.

 

Je terminerai par un élément plus polémique. Je tâcherai, de temps en temps, de terminer ces critiques avec un petit coup de gueule.

Là, elle concernera un couple d’américain présenté dans le film. Ils vivent au fond du Maine, dans une maison avec d’autres gens. Une « communauté » comme ils disent. Un revival hippie en fait. L’hôpital enlève l’humanité de ceux qui s’y rendent, et même l’acte ancestral de la mise au monde d’un enfant. Ainsi donc, elle décide d’accoucher toute seule, chez elle, avec sa « communauté ».

 

Déjà, ils passent leur temps à la regarder nue, à la peindre, la dessiner. Puis, l’accouchement a lieu devant tout le monde. Monsieur est nu lui aussi. Pour être honnête, là, je me suis demandé s’ils couchaient tous ensemble aussi.

C’était une vision ridicule, caricaturale. Résultat des courses, grosse frayeur, le placenta n’étant pas expulsé. Attente de plus de trois heures, quand les médecins ne dépassent pas les trente minutes pour aller le chercher à la main. Bref, si elle était morte dans sa bêtise, cela m’aurait bien fait rire.

Par yaneck Chareyre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés