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Blockbusters

Mercredi 5 août 2009



Titre: GI Joe- Le réveil du Cobra
Réalisateur: Stephen Sommers
Acteurs: Channing Tatum, Marlon Wayans, Sienna Miller, Byung-Hun Lee, Rachel Nichols, Adewale Akinnuoye-Aqbaje, Saïd Taghmaoui, Ray Park, Arnold Vosloo, Denis Quaid, Christopher Ecclestone, Jospeh Gordon-Levitt
Scénaristes: Stuart Beattie, Skip Woods, David Eliott
Producteurs: Lorenzo DiBonavantura, Bob Ducsay, Stephen Sommers



Mode gros con on: "Après avoir bien chialé comme une gonzesse devant un dessin animé, j'suis allé m'faire un vrai film de mec qui cartonne bien avec de gros guns et d'jolies pépé." Mode gros con off
Passons donc en mode geek, tendance madeleine de proust. Oui, GI Joe, ça fait partie de mon enfance. J'ai longuement joué avec les figurines. Pas celles "big jim", non, les petites, articulées, avec plein d'armes et de véhicules sympa. Alors forcément, je me devais d'aller voir le film. Tout en sachant très bien ce que j'allais voir. Un blockbuster estival, basé sur une licence de jouets, avec une idéologie très moyenne derrière.
De ce point de vue là, aucune déception, c'est tout comme prévu. Mais passer deux heures avec ces héros là, quand il fait chaud, que le cinéma est climatisé, c'est bien sympa.

Le scénario est d'une nullité affligeante. Un fabricant d'arme, issu d'une longue lignée de fabricants d'armes, puisque grand-papi l'était déjà au moyen-âge et que ces méchants de français l'ont condamné à porter un masque en fer toute sa vie en punition d'avoir vendu des armes à l'ennemi, (saloperie de père en fils quoi) développe une technologie nano-technologique qui détruit le métal comme du papier de soie, et se débrouille pour la voler à son propre profit, car "c'est dans une base secrète, que se cache Cobra"... (air connu, voir plus bas) Et qu'il veut asservir le monde.
Mais heureusement, un certain nombre d'états ont développé une équipe d'intervention de fous, dotés d'appareils de combat de dingue (on est dans un futur proche), bien cachée sous les sables égyptiens (le dome est une dune, et personne ne leur a dit que dans le désert, s'il y avait bien un élément pas statique du tout, ce sont les dunes, d'autant qu'il fallait varier un peu, les bases secrètes ne peuvent pas êtres toutes dans les déserts de pierre américain), les GI Joe. Duke, le véritable héros américain (ils ont réussi à la placer), et son pote le black de service, se sont fait tataner les fesses par Cobra (menés par l'ex-copine de Duke, le pauvre), et demandent donc à rejoindre les GI Joe. En attendant, le fabricant d'arme décide de venger grand-papi en détruisant la tour Eiffel de ces salauds de français.

Ce scénario est tout simplement minable. On devine à l'avance tout ce qui va se passer, tandis qu'on essaye de nous faire croire qu'il y a du suspens. Duke et Ripcord ne sont qu'acceptés à titre temporaires dans l'équipe, la baronne, ex- de Duke, trahi son camp au profit de son ancien amour (les femmes, toutes des traîtresses depuis Eve pas foutues de résister à une belle gueule), Zartan se fait transformer la gueule (et on devine pas du tout qu'il se transforme en président des usa), les deux ninjas ennemis se lattent à la fin et c'est le gentil qui gagne... Vraiment, difficile d'être surpris par le scénario.

Par contre, je ne sais pas encore si nous devons être flattés du temps consacré à la France dans ce film. Oui, on se fait raser la Tour Eiffel, oui, ils nous ont massacré les champs Elysées, oui, le couillon de l'histoire est un français... Mais mine de rien, ça fait plaisir de voir Paris, la ratp, dans un film américain. Alors, hommage? Les ventes de GI Joe en Europe étaient les plus fortes? French-bashing?

Vous l'aurez je pense compris, GI Joe est un film pop-corn, pour mec, afin de retomber en enfance.





Et en avant-première, je vous dévoile l'intrigue du volume 2:
Zartan/ Président va profiter de sa place pour utiliser les compétences de Destro et du Commander afin qu'ils fourbissent l'armée américaine en matériel de pointe. Bien entendu, les deux tarés en profiteront pour remonter leur petit empire, et pour passer à la phase 2 de leur plan. Nous retrouverons Storm Shadow, ressuscité par le Commander, qui a retrouvé son corps gelé dans la glace arctique. Anna mourra, parce que Commander conserve toujours le contrôle sur elle et que trahir c'est pas bien .
Et les GI Joe sauveront le monde, Duke en tête.
On prend les paris?





Par yaneck Chareyre
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Vendredi 17 juillet 2009


Titre: Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
Réalisateur: David Yates
Acteurs: Daniel Radcliff, Emma Watson, Rupert Grint, Bonnie Wright, Evanna Lynch, Jessie Cave, Jim Broadbent, Michael Gambon, Helena Bonham Carter, Helen McCrory, Tom Felton, Robbie Coltrane, Alan Rickman, Maggie Smith, Warwick Davis...
Scénaristes: Steve Kloves
Producteurs: David Heyman, David Barron




Bien, je vais poser les choses telles que: lorsque je vais voir un film adapté d'un roman, je veux retrouver l'ambiance du roman que j'ai lu. Et ce, quelque soit le roman en question.
Une fois de plus, Harry Potter n'est en rien rentré dans mes attentes. Cet avant-dernier opus (enfin, dans le livre, puisque le dernier tome sortira en deux films), était consacrée à la traque du passé de Voldemort, que ce soit pour Harry, ou pour Dumbledore.
Au lieu de ça, nous avons: 2/3 de barbe à papa douceâtre, et 1/3de quête dangereuse sur le passé du plus puissant des mages noirs (d'ailleurs complètement absent de ce film. A pu Voldemort) Et encore, je suis sans doute généreux en donnant une telle proportion, je soupçonne le mélo de durer bien plus longtemps.



Fondamentalement, nous avons un film sur les amourettes de Harry, Ron, Hermione et Ginny. A la totue fin, on s'occupe un peu de Voldy, qund même, mais c'est bien parce qu'il fallait faire la scène de la caverne. Nous avons donc une soupe niaise et inintéressante. En fait, les scénaristes ont pris tous les passages qui servaient à JK Rowling pour détendre un peu son intrigue principale, et de ces bouche-trous, ils en ont fait leur intrigue principal. Manque juste le Quidditch, qui, vraiment, n'intéresse pas les producteurs de la saga puisque le sport des sorciers, aussi important sans doute que les romances, ne figure que quelques minutes encore dans ce film là.
Quant à la partie "sombre", elle est particulièrement vite baclée. Le passé de Voldemort, qui est l'intérêt du livre, est traité à la va vite. L'objet du livre, c'est justement de nous permettre de comprendre la psychologie de ce personnage, de mieux cerner pourquoi il est ce qu'il est. A part l'orphelinat, et la discussion avec Slughorn, il n'y a rien. Rien sur la maison des Marvolo, sur cette haine de Voldemort pour son héritage Moldu...
Même la séquence de l'invasion de Poudlard, particulièrement prenante dans le livre, n'offre que peu d'intérêt. Rogue et Harry échangent deux sorts, et puis plus rien. D'ailleurs, à ce propos, j'aimerai qu'une personne ne connaissant pas le livre, et qui lise cet article, m'exmplique pourquoi le titre fait référence au pricne de Sang-Mêlé. Parce que pour moi, c'est tellement absent du film, que je ne vois pas ce qu'on peut y comprendre.


Je ne retiendrai que deux choses positives dans ce film. D'abord, les passages sur Drago Malfoy. Mine de rien, le réalisateur parvient à nous faire bien ressentir l'isolement dans lequel se retranche le personnage de part sa mission. Ca, c'est plutôt bien distillé dans le film. Et puis, pour le fun, le personnage de Bellatrix Lestrange, jouée par Helen Bonham Carter. Un personnage taré, avec une actrice au charisme tel que la caméra l'adore naturellement. Yates, le réalisateur n'y est pour rien lui.


Donc, pour résumer, si vous voulez une bonne adaptation du livre de JK Rowling, passez votre chemin. Et si vous n'avez pas 12 ans, ou une propension à tout trouver "kawaï", vous pouvez encore passer votre chemin, ce film n'a aucune espèce d'intérêt.
Par yaneck Chareyre
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Mercredi 3 juin 2009


Titre: Terminator Renaissance
Réalisateur: McG
Acteurs: Christian Bale, Samuel Worthington, Anton Yelchin, Bryce Dallas Howard, Moon Bloodgood, Common, Jadagrace...
Scénaristes: John Brancato, Michael Ferris, Jonathan Nolan
Producteurs: Jeff Silver, Moritz Borman, Derek Anderson, Victor Kibicek


Je ne suis pas un inconditionnel de la saga Terminator. J'ai vu une fois les deux premiers films, et même pas le troisième dont j'ai entendu le plus grand mal. Mais, il faut bien reconnaître que je me suis laissé tenter par la présence au casting de Christian "Batman" Bale, et par l'ambiance post-apocalyptique de la bande-annonce.
A tous points de vue, je n'ai pas été déçu. L'ambition était de relancer la franchise, et c'est réussi. L'histoire a été très bien travaillée, multipliant les liens ou les clins d'oeil aux premiers films. Elle recèle pas mal de surprises, et surtout, un personnage fort charismatique, Marcus Wright, l'homme machine. (non, je ne livre pas un secret, c'est dans la bande-annonce). Wright est un méchant complexe, torturé, avec une présence très forte à l'écran. Il tient tout à fait la comparaison face au personnage de John Connor, forcément naturellement puissant.
Je n'aurai qu'un bémol, sur l'histoire de ce film. Lors de l'assaut sur Skynet, il n'y a en tout et pour tout que deux Terminator qui se manifestent pour affronter les résistans humains (dont un tout à fait jubilatoire). Assez peu crédible. Mais c'est bien là le seul reproche à faire. Il y a du rythme, du suspens, rien à jeter.

Mais la plus grande réussite, c'est sans doute l'univers qui est présenté, sur le fond comme sur la forme. On a véritablement l'impression d'évoluer dans un monde ravagé. L'utilisation de la lumière est à ce titre éloquente. Elle est froide, blanche, et convient parfaitement à l'ambiance décrite. J'adore ces mondes ravagés, et McG le fait réellement prendre vie. Pas trop futuriste, mais tout de même dans l'anticipation.

C'est le premier épisode d'une nouvelle franchise, forcément, et j'espère que les scénaristes sauront s'arrêter à temps. Avec ce film, on avance bien dans l'histoire décrite dans les deux premiers opus, et j'espère pouvoir voir un jour la conclusion de cette belle saga de science-fiction.
Par yaneck Chareyre
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Samedi 28 février 2009


Titre: Underworld 3- le soulèvement des lycans
Réalisateur: Patrick Tatopoulos
Acteurs: Bill Nighy, Rhona Mitra, Steven Makintosh, Kevin Grievoux, David Ashton...
Scénariste: Danny R. McBride, Dirk Blackman, Howard McCain
Producteur: Gary Lucchesi, Tom Rosenberg, Skip Williamson, Len Wiseman, Richard S. Wright, Richard Wright


Underworld 3 est un prequel. Ce film raconte l'histoire présentée en toile de fond du premier volet. La naissance des lycans, et leur révolte, qui amènera les deux races à s'affronter pour des siècles.
De ce point de vue là, le film est à la hauteur de sa durée. Moins d'une heure trente minutes, forcément, il n'y a pas le temps de s'attarder. Lucian se rebelle, Lucian s'enfuit, Lucian perd sa belle, Lucian fout une patée aux vampires, qui prennent la fuite. C'est tout. Quand on voit qu'il y a trois scénaristes pour livrer une intrigue presque entièrement écrite pour le premier film, on se dit que forcément, la qualité ne peut pas être au rendez-vous. Ce n'est pas mauvais. C'est juste le minimum syndical. Pas de toile de fond, pas d'ampleur. Il y a deux lieux pour les scènes, la forteresse vampire, et la forêt. Et c'est tout.
Bon, qu'est-ce que j'ai aimé au final?
L'ambiance. L'obscurité, la classe des vampires, leurs superbes armures d'elfe du seigneur des anneaux, le côté sale de l'image. En gros, toutes ces petites choses qui satisfont mon côté geek, fan de Vampire, le jeu de rôle.
Et donc, en fait, si vous n'êtes pas fan de la franchise underworld, ce n'est même pas la peine de vous déplacer au cinéma.
Par yaneck Chareyre
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Samedi 27 décembre 2008


Titre: Largo Winch
Réalisateur: Jérôme Salle
Acteurs: Tomer Sisley, Kristin Scott Thomas, Miki Manojlovic, Gilbert Melki, Mélanie Thierry, Anne Consigny, Karel Roden, Steven Waddington, Racha Bukvic, Benjamin Siksou, Nicolas Vaude...
Scénaristes: Jérôme Salle, Julien Rappeneau
Producteurs: Philippe Godeau, Nathalie Gastaldo
D'après la bande dessinée de Jean Van Hamme etPhilippe Franq



Disons le tout de suite, je n'aime pas la bande dessinée dont est tiré ce film, et je n'aime pas plus son scénariste, Jean Van Hamme, qui est dans le monde de la bd l'auteur qui a le moins de problèmes avec le pognon, et encore, je dis cela pour rester à peu près soft. Autrement dit, je ne partage pas du tout ses vues politiques. Largo Winch est un héros tiré de cette veine. Il est pdg d'une énorme multinationale, tout ça... On est loin des souffrances du monde ouvrier.
Mais bon, ceci étant dit, le film me faisait quand même vachement envie. Surtout parce que j'apprécie plutôt Tomer Sisley, et que j'avais envie de voir ce qu'il pouvait donner quand il ne fait pas le comique.

Largo Winch montre que nous français, savons aussi faire des films d'action à l'américaine. Pour ma part, je trouve normal d'aller les chercher sur leur terrain, d'autant que ça peut amener à une plus grande diversité des genres cinématographiques. On pense bien entendu à la saga James Bond, devant un tel film. Des paysages exotiques sublimes, un héros qui a la classe, de l'action et des cascades, bref, en dehors des gadgets placement de produits, et du fameux "je m'appelle Bond", les filmsboxent dans le même univers.
La force de Largo Winch, ce sont les retournement de situations. Un scénario très bien construit, qui recèle plusieurs chausse-trappes, pièges, et autre rebondissements. Cela rythme bien le film, et nous permet de suivre avec plaisir les aventures du fils de milliardaire. Il est de plus servi par un casting assez intéressant, plutôt bien construit. Tous les personnages sont crédibles, et bien interprétés. Ma préférence ira à Gautier, le majordome pas comme les autres, que l'on n'aura pas assez vu à mon goût. Et puis il y a Tomer Sisley dans le rôle titre. Une fois ce film vu, l'acteur qui jouait Largo dans la série franco-canadienne ne fait pas le poids. Charisme naturel, élégance, voix charmeuse, il a tout pour lui, et campe un Largo tout à fait convaincant.

Je donnerai deux petits défauts à ce film. D'abord, le rôle de Mélanie Thierry, assez incompréhensible, qui aurait sans doute pu aisément être interprété par différents personnages à la fois. Curieux, cela tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. D'ailleurs, il y a un autre personnage, qui tombe lui aussi à plat, c'est l'amie sortie d'on ne sait où de Largo, en Croatie. Il semble y avoir quelque chose d'ancien entre eux, mais c'est ballot, le film ne nous le dit pas.Deuxième petit défaut, une bande originale pas assez marquante à mon goût. Je ne retiens pour ma part aucun thème musicale fort pour ce film. C'est dommage.
Mais en dehors de ça, Largo Winch est un bon film d'action, qui saura faire plaisir à tous les mâles qui iront le voir. Et tant pis pour ma conscience politique, je l'ai récupérée à la sortie de la salle.
Par yaneck Chareyre
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Jeudi 7 août 2008



Titre : Pirates des Caraïbes 3- Jusqu’au bout du monde

Réalisateur : Gore Verbinski

Acteurs : Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley, Chow-Yun Fat, Geoffrey Rush, Stellan Skarsgard, Bill Nighy…

Scénaristes: Ted Elliot, Terry Rossio

Producteur: Jerry Bruckenheimer

 

 

Je profite de ces vacances pour rattraper aussi mon retard en matière de DVD. Alors puisque j’avais aimé les deux premiers épisodes de Pirates des Caraïbes, et que je n’avais pas eu l’occasion de voir le troisième, j’ai pris le temps aujourd’hui.

J’ai pris beaucoup de plaisir à voir ce film, tout à fait à la hauteur des deux précédents. Un excellent blockbuster, particulièrement divertissant.

 

Mais reprenons le fil… Le capitaine Jack Sparrow se retrouve dans l’au-delà, destiné à vivre une vie d’errance pour l’éternité. Le Capitaine Barbossa, Will Turner, Elizabeth Swan, et l’équipage du Black Pearl, décident de retourner le chercher. Car un affrontement difficile se prépare. La Compagnie des Indes a déclaré la guerre aux pirates, et depuis qu’elle a pris le contrôle du monstrueux Davy Jones, et de son bâteau maudit, le Hollandais Volant, l’avenir des pirates est sombre.

Le film est long. C’est à la fois un petit reproche, mais aussi le symbole que rien n’a été traité par-dessus la jambe. Les scénaristes ont développé des choses à travers les différents films, et comptent bien tout régler dans cet ultime opus. Personne n’est oublié. Ni Bill de bois Turner, le père de Will, ni le Commander Norrington, ex-futur époux d’Elizabeth, personne.

 

Et dans ce paquet de trames, déjà bien riche, les scénaristes se payent le luxe de multiplier les rebondissements, les trahisons, les contre-trahisons… On parle de pirates, et on en est bien conscient. A se demander d’ailleurs qui n’a pas trahi, dans ce film.

 

Combats à l’épée, duels de navires, coups pendables, il y a tout ce qu’on peut attendre d’un film de pirates dans ce film, et parfois même, tout dans une seule scène. Cela donne de grands moments, durant lesquels les équipes des effets spéciaux ont su tenir toute leur place.

 

Mais comment parler de Pirates des Caraïbes, sans parler de Jack Sparrow ? Ce personnage est une petite merveille. Traître, lâche, fourbe, menteur, jouer, roublard, il a une liste de défauts longue comme le bras. Mais Johnny Depp lui donne vie à merveille, et en fait un personnage que l’on se prend à aimer détester. Et alors lorsque l’on fait la rencontre de son père, qui prend vie sous les traits de Keith Richards, leader des Rolling Stones, c’est un grand moment de jubilation.

 

Un point, dans ce film, m’a tout de même étonné. Plutôt positivement d’ailleurs. Le film ne se termine pas bien. Une des épées de damocles suspendu au dessus de l’un des personnages va finalement tomber, lui présageant une vie pas aussi belle qu’il l’aurait désiré.

Et qu’un blockbuster, tiré d’une attraction d’un parc Disney, ose cela, je suis impressionné.


Par yaneck Chareyre
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Samedi 19 juillet 2008



Titre : Wanted

Réalisateur : Timur Berkmambetov

Acteurs : James MacAvoy , Morgan Freeman, Angelina Jolie, Terence Stamp, Thomas Kretschmann…

Scénaristes : Michael Brandt, Derek Haas, Dean Georgaris

Producteurs : Marc Platt, Jim Lemley, Jason Netter, Iain Smith

D’après un comic book de Mark Millar et JG Jones.

 

 

Voilà un film adapté d’un comics, dont je n’ai pas encore lu la version papier. J’aurai pu m’acheter ce matin la version française, mais j’ai préféré éviter, pour ne pas être trop déçu en regardant le film, dont tous les critiques lecteurs de comics disent qu’il est moins bon que l’œuvre originale. J’avais donc quelques à priori sur ce film, mais pas de point de comparaison avec le bouquin, ce qui me plaisait plutôt comme situation avant de rentrer dans le cinéma.

 

James MacAvoy est Wesley, un minable bureaucrate terne, qui a une copine insupportable qui le trompe avec son meilleur ami, une chef tyrannique, et de gros problèmes d’argent. A ce titre, je me suis demandé si l’acteur n’aurait pas été pressenti pour jouer Peter Parker, car le rôle aurait pu lui convenir tout à fait, petit aparté. Un jour, on lui apprend que son père, qui l’avait abandonné alors qu’il n’avait que quatre mois, vient de mourir, et qu’il est un assassin d’élite membre d’une organisation millénaire. Wesley va être formé pour tuer l’assassin de son père, et prendre place dans la « Confrérie ». Il va devoir développer ses pouvoirs latents, qui font de lui un être plus perceptif, plus agile, et capable d’impulser des mouvements particuliers à des balles tirés d’une arme à feu.

 

En toute sincérité, du point de vu « blockbuster », ce film remplit pleinement sa mission, divertir le public. J’ai pris beaucoup de plaisir à le voir, et le scénario m’a beaucoup plu.  Il y a un rebondissement inattendu qui mène à la fin du film, particulièrement savoureux. Ce que j’ai aimé, surtout, c’est la noirceur du film. On parle d’un groupe d’assassin, mandatés par « le destin » pour tuer. Ce n’est pas propre, pas moralement acceptable, mais pourtant, les arguments sont placés pour que cela soit défendable. Assez intéressant donc. Je me demandais comment cela allait pouvoir se terminer, car un film hollywoodien amoral, je n’y croyais pas. Ca fini bien, mais la fin n’est pas trop rose, donc c’est acceptable.

 

James MacAvoy est formidable lorsqu’il joue le minable. On le sent vraiment petit, fuyant, soumis… La transformation qui se fait peu à peu, et l’amène à devenir un tueur, est bien jouée, pas trop abrupte, bien encadrée par le scénario, et MacAvoy est tout à fait crédible.

Je ne vous parle pas de Morgan Freeman, qui est un acteur que j’adore, et qui prend là un rôle très intéressant, un peu à contrepied de ce qu’il joue d’habitude, même si son âge avancé fait de lui toujours le grand sage du film.

Par contre, je n’accroche pas à Angelina Jolie. Je ne la trouve pas super belle, même si elle a incontestablement un corps de rêve (et dire que ses hanches resteront aussi bien vu qu’elle n’a pas mis au monde ses jume… Je m’égare là), et je ne trouve pas qu’elle possède un jeu très développée. Elle sait jouer les regards mystérieux, mis en valeur par sa bouche pulpeuse, mais en dehors de cela, dans ce film, bof.

 

Finissons par la réalisation de Timur Berkmambetov. Il a su se démarquer via les films de genre russes que sont Night Watch et Day Watch. C’est filmé efficacement, sans génie, mais à aucun moment on ne sent que la réalisation ne pèse sur le plaisir de voir le film. C’est toujours ça.

 

 

Pour conclure, je dirai simplement que j’ai maintenant envie de lire le Comic Book, que je me procurerai en Vf ou en VO, et que je chroniquerai à l’occasion sur le blog frère de Mes Ecrans à moi, Mes BD à moi.

Par yaneck Chareyre
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Mardi 27 mai 2008


 

Titre : Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

Réalisateur : Steven Spielberg

Acteurs : Harrison Ford, Cate Blanchett, Shia Labeouf, Karen Allen, Ray Winstone…

Scénariste: David Koepp, sur une idée de George Lucas et Jeff Nathanson

Producteurs : Frank Marshall, Denis L. Stewart, George Lucas, Kathy Kennedy

 

 

 

Combien d’années que Spielberg, Lucas et Ford se voyaient demander, “à quand un nouvel Indiana Jones”? Combien d’espoir que la franchise se dote d’un nouvel épisode, des années après le dernier ?

Les fans sont donc comblés, les trois monstres sacrés ont coordonné leurs agendas, et le film est là. Je me demande comment Spielberg et Lucas ont abordé la chose, parce qu’Indiana Jones, c’est un mythe du cinéma, tout de même. Trois films devenus cultes, avec une grosse attente en prévision de la part des fans. C’est en tous cas la question que je me suis posé au début du film. Ce qui a marché il y a vingt ans peut-il remarcher aujourd’hui ?

 

Et la réponse est oui. Dans ce film, on retrouve tous les ingrédients qui font que l’on aime, ou que l’on déteste, la saga Indiana Jones. Un héros qui en prend plein la poire, mais qui dépasse des situations abracadabrantesque (genre qui survit à la descente d’une gigantesque chute d’eau), les icônes que sont le chapeau et le fouet, les destructions de bâtiments, les pièges gigantesques, et les rampants en tout genre.

L’innovation, c’est l’intégration de la Science Fiction. On intègre la zone 51, les fresques de Nazca, bref, un certain pan de l’univers ufophile. C’est aussi le fils d’Indiana, qui s’en sort fort bien. Labeouf campe un personnage très crédible, très années 50.

Harrison Ford est tout à fait à la hauteur de son rôle, et le poids des années ne se voit pas. On a bien un Indiana Jones à l’écran, plus vieux, mais on ressent que l’homme n’est pas resté inactif durant les années non filmées.

Le casting fonctionne donc très bien, et Cate Blanchett reçoit un rôle de vraie folle psychorigide, qui lui va à merveille.

 

On passe vraiment un bon moment devant ce film, qui est un parfait exemple de divertissement bien mené. On entre bien dans le film, et il nous porte bien jusqu’à la fin. Il y a un souffle d’aventure, ce qui est finalement bien ce que l’on demande à un Indiana Jones.

Et dire que Ford considère sa participation à un cinquième… On peut dire encore ?


Par yaneck Chareyre
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Lundi 5 mai 2008


Titre : Ca$h

Réalisateur : Eric Besnard

Acteurs : Jean Reno, Jean Dujardin, Valeria Golino, François Berléan, Alice Taglioni…

Scénaristes : Eric Besnard

Producteurs : Patrice Ledoux, Luc Bossi

 

Je vais éviter de trop en dire sur le contenu de ce film, afin que personne ne perde quoique ce soit à la vision.

Je suis allé le voir comme ça, parce que ma chérie n’était pas là ce soir, historie de… Et ma fois, j’ai passé un moment sympa.

C’est un film d’arnaqueurs, de casse (non, pas yellow, non), et le réalisateur fait ça avec beaucoup de style. Ce que j’ai aimé, tout au long de Cash, c’est ce sentiment qu’on ne sait pas qui roule qui dans la farine. Un joli concours de « tu croyais m’avoir eu, mais c’est moi qui t’ai eu en fait ». C’est un film très dynamique, plein de rebondissements, et le tout se noue à la fin de manière assez jouissive. Les personnages sont tous gris, à croire qu’ils se livrent à un concours de qui est le plus un salop.

 

La chance de ce film, c’est d’être servi par un casting à la hauteur. Côté anciens, Jean Reno et François Berléan. Et je ne sais pas pourquoi, mais j’adore quand Reno fait les truands. Il a un style propre à lui, qui fait que ça colle bien, de suite. Plus que dans des rôles de chevaliers blancs en tous cas. Berléan, lui, est fidèle à lui-même. Eternel second rôle qui assure son taf avec rigueur. Du côté des jeunes, ben… Jean Dujardin, déjà… C’est loin les « nous c’est nous », par contre, il acquiert une vraie classe de jeune premier, de héros. Les OSS 117 ont du bien y contribuer. A ses côtés, Valéria Golino est sublime. On l’aime, on la déteste, on fantasme… Une belle palette pour un seul rôle. Alice Taglioni, par contre, n’a pas un rôle qui lui permet de se mettre en avant. Plus la jeune et belle potiche. Dommage pour elle.

Tout ce petit monde fonctionne bien ensemble, et complète largement l’efficacité du scénario.

 

Cash n’est sans doute pas le film du siècle. Mais si vous avez envie de vous faire plaisir, de passer un moment agréable et divertissant, ce film est tout à fait là.


Par yaneck Chareyre
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Lundi 17 mars 2008
le-dernier-samoura-.jpg

Titre : Le dernier samouraï

Réalisateurs : Edward Zick

Acteurs : Tom Cruise, Ken Watanabe, Billy Connolly, Tony Goldwyn, Timothy Spall, Hiroyuki Sanada, Shun Sugata, Shin Koyamada, Seizo Fukumoto, Shichinosuke Nakamura, Koyuki, Masato Harada.

Scénariste: John Logan, Edward Zick, Marshall Herskovitz

 

 

Assurément, ce film fait partie de mes films preferés. Il est par chance sorti au moment où je commençais à m’intéresser au Japon, ce qui fait que je n’ai pas été trop à la bourre.

Etant donné que nous avions gagné le DVD sur un jeu en ligne, ce fût une bonne occasion de le faire voire à ma chérie ce week-end.

 

Je crois qu’il n’y a rien que je n’aime pas dans ce film. Tout me convient. Surtout du point de vu de l’histoire, qui aurait pu être vraiment bien pire. Je trouve que ce film parvient à saisir l’essence du samouraï, de la culture japonaise, sans céder aux stéréotypes hollywoodiens. Un bel effort, qui n’atteint certes pas Lettre d’Iwo Jima dans cette catégorie, mais qui n’a pas à rougir. Le propos est par ailleurs simple. C’est une représentation romantique des samouraïs, et de leur fin. Une représentation qui me parle, qui m’émeut, mais je sais aussi relativiser les choses, et réaliser ce choix.

 

Rappelons quand même que les samouraïs avaient droit de vie et de mort sur leurs paysans, qu’ils n’hésitaient pas à en user, pour les motifs les plus fallacieux, et que le Bushido, ce code moral, et d’un tardif, et deux, simplement un code moral. La réalité des choses est tout autre.

Pour nous qui avons fait la révolution dans notre pays, la fin des samouraïs est du même ordre.  La fin du servage, de la menace des guerres civiles, etc… C’est malheureusement aussi le début du servage économique, de la prise de pouvoir par les « commerçants », méprisés par l’ancien système, et qui furent à l’origine de sa défaite, et donc la victoire du capitalisme à l’occidentale. Rien de bien glorieux non plus.

 

Je disais donc, Le Dernier samouraï porte une vision romantique et chevaleresque des samouraïs. Ne boudons pas notre plaisir, tout cela est joué avec une grande justesse. Le rapport à la mort, l’honneur, le devoir, et l’amour courtois, on retrouve tout cela, on retrouve l’esprit du Bushido dans ce film. J’ai des larmes qui montent à chaque fois lors de la bataille finale, ou lors de l’ultime rencontre entre Nathan Algren et l’Empereur Meiji. J’assume, je pleure devant les sacrifices héroïques et devant un sens de l’honneur et de la loyauté exacerbé. Ce n’est pas pour rien que le Japon médiéval me passionne.

Que dire encore si ce n’est que Ken Watanabe est grand, un grand acteur, et que Tom Cruise est tellement petit qu’il fait la même taille que les japonais….

Que la musique est envoûtante…

Que les scènes de combat sont formidables et m’ont permis d’appréhender des choses lorsque je joue au jeu de rôle Légende des 5 Anneaux…

 

Que j’aime ce film.

Par yaneck Chareyre
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