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Comédies

Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /2009 06:50


Titre: Le dîner de con
Réalisateur: Francis Véber
Acteurs: Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster, Daniel Prévost, Alexandra Vandernoot, Catherine Frot...
Scénariste: Francis Véber



Gros classique vu aujourd'hui. Je profite que bébé ne veuille faire sa sieste que dans les bras. On s'occupe quoi...
Assurément, le Dîner de con est une référence de la comédie française. Véber et son Pignon sont à l'origine de quelques beaux succès.

Dans le cas présent, c'est sur Jacques Villeret que Véber se repose. Le talent de ce comédien n'est plus à prouver, et oui, il fait un parfait roi des cons. Un champion, avec une belle tête de vainqueur. Il est secondé par Lhermitte et Huster, eux aussi, deux pointures d'acteurs, qui sont tout simplement hillarants lorsqu'ils jouent l'incrédulité face à la bêtise de Pignon.
Côté scénario, on sent quand même que certaine réactions ne sont pas tout à fait logiques, un peu forcées pour coller au scénario. Sinon, qui se faderait un con pareil? Mais les rebondissements sont bien amenés, et voir Juste Leblanc exploser de rire devant les conneries de Pignon est juste un pur régal. C'est aussi l'occasion de développer des répliques devenues depuis cultes, comme j'en ai glissé une ou deux dans ce texte.

Bon, moi, je n'accroche pas à la fin moralisatrice, faut pas se moquer des cons gna gna gna.
Alors au final, ça reste un film que je regarde plus pour son statut de film culte que pour sa valeur intrinsèque.
Ah si, dernière question: le dîner de con, pure invention, ou légende urbaine parisienne?
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Ciné DVD
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 21:34


Titre: Incognito
Réalisateur: Eric Lavaine
Acteurs: Bénabar, Franck Dubosc, Jocelyn Quivrin, Anne Marivin, Isabelle Nanty...
Scénariste: Eric Lavaine, Hector Cabello Reyes, Bénabar
Producteur: François Cornuau, Vincent Roget


Que garder de ce film?
La prestation de Bénabar, qui demande à être confirmée dans un rôle différent, mais qui n'a rien de ridicule.
Les chansons de Bénabar, dans le film, qui s'accrochent dans la tête, le meilleur des signes.
Anne Marivin, toujours aussi belle depuis les Ch'tis.

Et puis?
Rien. Tout le reste est sans intérêt.
Le scénario est purement ridicule et convenu. La conclusion du film est sirupeuse et totalement attendue.
Franck Dubosc est purement insupportable, mais en cela rien de nouveau, mais en plus, est doté du traditionnel rôle du "couillon illuminé et boulet mais gentil dans le fond".
Isabelle Nanty navigue là dedans sans que l'on comprenne ce qu'elle fait dans cette galère.

Vraiment, un film vite vu, vite digéré. Et dire que le Figaro lui donne une note de 3/4...
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 21:43


Titre: La première étoile
Réalisateur: Lucien Jean-Baptiste
Acteurs: Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard, Anne Consigny, Michel Jonasz, Bernadette Lafont, Jimmy Woha Woha, Ludovic François, Loreyna Colombo, Gilles Benizio...
Scénaristes: Lucien Jean-Baptiste, Marie-Castille Mention-Schaar
Producteurs: Pierre Kubel, Marie-Castille Mention-Schaar

J'avais une certaine réticence, il faut bien le dire, à propos de ce film.
Je suis un anti-communautariste de base, certains diront un républicard, et je craignais fortement que ce film ne marque l'arrivée en France du cinéma "racial" tellement pratiqué aux USA. Eric Naulleau, chez Ruquier, en avait dit le plus grand bien, et c'est ce qui m'a décidé à aller le voir.
Et heureusement, ce film n'est pas du tout sur ce principe. Au contraire, à mon sens, il pousse les "noirs" à sortir de leur communauté, à partager pleinement la culture française avec tout le reste de la société. Et cela, ça me parle pleinement. Dit comme ça, si vous ne savez rien de ce film, vous êtes peut-être en train de vous dire qu'il s'agit là d'un film politique, militant, qui va vous barber. Hé ben non! C'est une comédie, et une comédie qui fonctionne d'autant mieux qu'elle est très riche de fond. Les rires viennent spontanément, et pas sur des sensations de malaise, pour de vraies répliques ou situations drôles.

Pour reprendre le thème du film, Jean-Gabriel est un père vraiment pas à la hauteur. Passant de petit boulot à petit boulot, dilapidant sa maigre paye aux courses, et obligeant ainsi sa femme à voler de la nourriture pour faire vivre la famille. Et en spécialiste des promesses non tenues, il va promettre à ses trois enfants de les amener au ski. Une promesse qu'il va regretter tout de suite, en voyant ses enfants plus qu'heureux, et sa femme au bord de la crise de nerf en le voyant mentir à nouveau à leurs enfants. Il va découvrir combien coûte une semaine aux sports d'hiver, et là, il va regretter d'autant plus sa légèreté. Mais mis au pied du mur par sa femme, à deux doigts de divorcer, il va pourtant réussir à tenir sa promesse, et à emmener ses enfants dans une station de Haute-Savoie.
Attention, ce film, ce n'est pas les ch'tis version noir et blanc. C'est bien plus. Comme je l'ai dit, il y a une véritable réflexion sociale derrière ce film, qui va plus loin que les clichés ou les bons sentiments. Les noirs en prennent pour leur grade, et le réalisateur les pousse à sortir eux-même des dits clichés pour prendre leur véritable et légitime place dans la société. Etonnant de voir les réactions des gens de la cité, lorsque les enfants, le père, disent qu'ils vont partir aux sports d'hiver. La neige, ce n'est pas pour les noirs. C'est pas logique. Mais justement, pourquoi serait-ce illogique que des noirs skient? Et le propos du réalisateur, c'est bien de dire que ces barrières sont en grande partie propres aux noirs eux-même, et qu'il ne tient qu'à eux de les renverser, comme le fait le personnage de Jean-Gabriel. Cela donne par exemple une scène savoureuse dans un salon de coiffure, qui permet en plus de montrer qu'entre "noirs" et "antillais", il n'y a pas forcément unité, contrairement à ce que nous autres blancs pouvons penser.
Cette volonté de montrer la force des valeurs communes, s'exerce de plusieurs manières. J'en retiens deux. Lorsque la petite Manon chante (avec une voix divine), au concours de chant de la station, "que la montagne est belle" de Jean Ferrat; une chanson particulièrement symbolique, de valeurs historiques pour la France, d'un passé plutôt blanc, mais parlant d'exode, de racines coupées, et donc de thèmes parfaitement adaptés à l'histoire des antillais. Et puis, lorsque la grand-mère (une Firmine Richard splendide) chante les chants qu'elle a appris enfant à la gloire de De Gaulle. Peut-on faire plus symbolique de la France, en homme politique moderne, que la figure du général? Quel grand plaisir alors, de confronter ces personnages tout à fait français, à d'autres personnages qui ne les imaginent pas français. Bernadette Lafont est hilarante en montagnarde raciste, et Michel Jonasz, en grand-père frustré et ouvert, est encore mieux.

Il y aurait encore sans doute de nombreuses choses à dire sur ce film. Sur les références glissées subtilement, sur le jeu formidable des acteurs... Mais je préfère m'en tenir là, et garder cette image particulière. Celle d'une comédie qui se paye le luxe d'être riche de fond. Et en ce moment, elles ne sont pas légions dans vos salles obscures. Alors plutôt que de choisir l'insipide et ridicule "Coco", prenez votre ticket pour "La première étoile". Rire et réfléchir, c'est bon pour le cerveau.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /2009 20:52




Titre: Le code a changé
Réalisatrice: Danielle Thompson
Acteurs: Karin Viard, Danny Boon, Marina Foïs, Patrick Bruel, Emmanuelle Seigner, Christopher Thompson, Marina Hands, Patrick Chesnais, Bianca Li, Laurent Stocker, Pierre Arditi.
Scénaristes: Danièle Thompson, Christopher Thompson
Producteurs: Alain Terzian, Christine Gozlan


Pour être direct, en ce qui me concerne, la mayonnaise ne prend pas avec ce film. Ces relations de couples, autour d'un dîner, ça peut donner de bonnes choses, mais là, je trouve que ça ne prend pas. Pendant le film, j'ai tout de suite fait la comparaison avec "Un conte de Noël" d'Arnaud Dépleschin. Dans ce film aussi, un avait des couples, réunis autour d'un dîner. Mais là où Desplechin réussissait à instaurer de la profondeur, une ambiance, Danielle Thompson n'y parvient pas.
Ce n'est pas faute pour elle d'avoir sélectionné de bons produits. Une brochette d'acteurs de grande qualité, des situations intéressantes, des rôles plutôt bien adaptés à leur acteur... Mais malgré tous ces bons ingrédients la mayonnaise ne prend pas, sans doute la faute au coup de main de la réalisatrice.

Ce film ne convainc jamais vraiment. Malgré la bonne performance de Patrick Bruel, très convaincant en cancerologue, et qui a hérité d'un rôle qui sort pour une fois des maris volages ou des amants séducteurs.
En fait, je n'arrive pas à en dire franchement du bien de ce film.
Je déteste, déjà, les films dans lesquels tous les couples se trompent. Cette vision détestable du couple matrice tous le film, et ça me soule. Ce ne sont pas mes valeurs en la matière, mais là, ça semble normal. Non, l'infidélité, le cocufiage, ce n'est pas normal Madame Thompson. Tout du moins, si vous le considérez ainsi, je ne veux pas de votre vie. Voilà qui, pour moi, limite déjà l'intérêt que je peux porter à ce film. En plus, il y a comme du baclé. Avec le rôle de Laurent Stocker, qui n'est plus utilisé passé le dîner, avec celui de Danny Boon, dont on ne saura pas à la fin du film le choix qu'il fait. Quel intérêt? Et puis cette fichu façon de dire régulièrement "le code a changé", comme s'il s'agissait d'un clin d'oeil subtil, alors qu'il s'agit d'une ficelle épaisse comme un bout de paquebot...

Film pas déplaisant, mais franchement, à part pour les fans de Bruel et de Marina Foïs (elle aussi très bien), allez voir autre chose.

PS: Etonnant de voir comment Karin Viard devient de plus en plus sexy avec l'âge, dans ses rôles. A croire qu'elle s'estime plus elle-même.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 10:28


Titre: Envoyés très spéciaux
Réalisateur: Frédéric Auburtin
Acteurs: Gérard Jugnot, Gérard Lanvin, Omar Sy, Anne Marivin, Valérie Kaprisky, Guillaume Durand, Laurent Gerra...
Scénaristes: Simon Michaël, Jacques Labib
Producteur: Manuel Munz



Comédie, c'est ainsi que le film est présenté. Et en fait, pas tout à fait. Ne vous attendez pas, avec ce film, à des vannes bien pesées, qui tombent régulièrement pour vous faire partir en éclats de rire. Plus qu'une comédie, cefilm est avant tout une satire.
Pour rappel, Envoyés très spéciaux, c'est l'histoire de deux journalistes couvrant la guerre en Irak, sois disant depuis l'Irak alors qu'ils font ça en réalité depuis Barbès. Ils iront jusqu'à faire croire qu'ils ont été pris en otages pour tenter de sortir du bourbier dans lequel ils se sont fourrés.

Donc, je vous le disais, ce film est une satire, consacrée aux journalistes, et aussi démonstrations d'émotion de notre pays lorsque des ressortissants sont pris en otage.
Il y a certes quelques moments comiques, mais le ton est plutôt grinçant. On a vite fait de se demander si nos réactions sont tout à fait normales sur un sujet aussi fort que les otages, quand on regarde ce film. N'en faisons nous pas trop, ne sommes nous pas un peu ridicules? Avec le personnage du chanteur Francis Bunel, interprété par Laurent Gerra, faux Patrick Bruel, qui écrit une chanson larmoyante et bidon en une nuit pour les otages, on est en plein dans cette interrogation dont je vous parlais. La mise en scène en tels moments, de telles émissions de télé, apparaît dans le film comme parfaitement ridicules, et donc ne peut que nous laisser des doutes.
Mais à mon sens, ceux qui en prennent plein la poire, ce sont les journalistes. Franck, le personnage de Lanvin, avant de se retrouver obligé de bidonner des reportages sur l'Irak, nous est montré comme étant de toute façon du genre à largement réécrire à sa sauce la réalité des sujets qu'il couvre. Et le réalisateur nous montre ensuite comment notre technologie moderne, internet, télé satellite, permet justement ces bidonnages de grandes ampleur. Un son pris àgauche, deux infos piquées sur les chaînes tout-info, un brin d'imagination, et voilà un beau reportage tout frais pour le journal. Travailler à partir de simples dépêches, ou informations piquées dans les autres médias, c'est déjà un classique. Les journaux gratuits ne peuvent pas fonctionner autrement, cela reviendrait beaucoup trop cher. Ils ne bidonnent pas, mais déjà ils écrivent sans être sur le terrain, sans avoir les moyens d'y être.

Au delà de cette satire, le film souffre tout de même de quelques petits défauts. Il a une certaine tendance à ne pas s'encombrer des détails de la réalité qui viendraient gêner la construction de l'intrigue. Par exemple, la DGSE ne se débrouille pas pour localiser les appels des journalistes, alors que c'est tout à fait dans leurs moyens. De même qu'à leur prétendue "libération", on passe largement le débriefing habituel des services secrets, qui aurait vite mis à jour l'imposture des deux hommes. Je pense aussi au fait que jamais on ne demande à Franck le témoignage d'un habitant ou d'un militaire local. C'est un peu dommage de ne pas avori cherché à vaincre ces petites difficultés.
Autre élément peu intéressant, l'histoire d'adultère entre Franck et la femme de Poussin. Voilà une histoire qui n'apporte rien aux relations entre les deux personnages principaux, et qui revient pourtant régulièrement à l'écran sans grand intérêt.


Au final, un film tout de même plutôt intéressant, qui nous invite aussi à réfléchir. Ce qui n'est pas négligeable comme intention...
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 22:15




Titre: Vilaine
Réalisateurs: Jean-Patrick Benes, Allan Mauduit
Acteurs: Marilou Berry, Pierre-François Martin Laval, Frédérique Bel, Chantal Lauby, Joséphine de Meaux, Thomas Ngijol, Alice Pol...
Scénaristes: Jean-Patrick Benes, Allan Mauduit
Producteurs: Antoine Rein, Fabrice Goldstein



En ce moment, j'ai une crainte, en allant voir des comédies au cinéma. Que toutes les vannes se retrouvent concentrées dans la bande-annonce, et que le reste du  film soit vide, et sans surprise.
Vilaine évite cet écueil là, et par là-même, c'est déjà un excellent point.
Mais Vilaine, c'est tout simplement très bon. Ce film est génial, et nous donne véritablement envie d'envoyer bouler les gens.

Car Mélanie est une gentille fille. Une pauvre fille, diront certains. Moche, grosse et gentille. Sauf qu'un jour un "prince charmant" lui brise le coeur, et qu'elle décide de cesser d'être la bonne poire. Elle va se rebeller et prendre confiance en elle, réglant tous ses différents avec ceux et celles, surtout, qui lui ont pourri la vie. Bref, Mélanie va se venger, et ça va faire mal.
C'est jubilatoire d'oser tout se permettre. Remballer les cons, botter le train des profiteurs, et vivre sa vie pleinement. Mais il y a aussi une belle histoire sous les attaques vengeresses, et le rappel que la colère et la haine ne suffisent pas à faire une vie heureuse. C'est un film constitué de nombreuses scènes savoureuses. Je pense par exemple aux petits vieux déçus par l'annulation de leur visite au musée, ou bien à la venue de l'inspectrice du travail.

Tout cela fait un film très équilibré, plein d'humour, et surtout plein de surprises par rapport à la bande annonce.
Il est mené par un casting formidable, dans lequel Marilou Berry est étonnante, montrant un panel d'émotion énorme dans son jeu. Elle confirme tout le bien que l'on peut penser d'elle dans ses différents rôles.

Bref, si vous avez envie de rire, de vous défouler, et de penser à des choses pas gentilles en toute innocence, ce film est fait pour vous.

Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 20:34



Titre: Bouquet final
Réalisateur: Michel Delgado
Acteurs: Didier Bourdon, Marc-André Grondin , Bérénice Béjo, Chantal Neuwirth, Gérard Depardieu, Marthe Keller, Anne Girouard, Valérie Bonneton, Michel Galabru
Scénariste: Michel Delgado (sur une idée de Sylvie Pialat)
Producteurs: Sylvie Pialat, Christophe Riandée




La bande annonce de cette comédie était savoureuse. Rien qu'en écrivant ces mots, j'ai l'impression d'avoir déjà commencé un article ainsi récemment, mais tant pis. Tout le problème des bandes annonces, c'est qu'elles montrent souvent tout ce qu'il y a d'intéressant dans le film, et encore plus en ce qui concerne les comédies. C'est presque le cas sur ce film, qui parvient tout de même à se rattraper, et à nous en proposer un peu plus. Bon, les bons mots sont tous dedans, mais au moins, il reste quelque chose en dehors de cela.
Bouquet final est une comédie sur le thème des Pompes-Funèbres. Un thème pas du tout porteur d'humour, jusqu'à ce que les américains de HBO produisent 6 Feet Under, une excellente série sur une famille de croque-morts. Puisque la brèche était ouverte, et le public déjà en partie préparé, Michel Delgado a pu se faufiler et nous proposer ce film qui n'a rien à envier à la série précurseuse. Marc-André Grondin y joue un jeune compositeur, obligé de valoriser son diplôme de marketing pour pouvoir manger. Sa seule opportunité, entrer dans un groupe international de pompe-funèbres. Il y a pire, sauf que le premier mois comporte un stage sur le terrain, et que tout ne va pas bien se passer. Surtout que son personnage est envoyé auprès de celui de Didier Bourdon, qui visait le poste.


Voilà une bonne occasion pour explorer cet univers mystérieux et fermé des pompes-funèbres, qui seront les derniers à s'occuper de nous. Si vous n'êtes pas ouverts à l'humour grinçant et noir, ce n'est pas un film pour vous, vous n'aimerez pas. Je ne garantie rien pour ceux qui viennent de perdre un pépé, une mémé, un papa, une maman, ou autre. Pas sûr que ce film vous rassure. Michel Delgado nous donne un aperçu des pratiques de ce métier, des habitudes, sans occulter les questions plus polémiques. Voleurs qui vous feront payer un max quatre planches de chêne, ou estimées personnes accompagnant les derniers instants, le film ne tranche pas et laisse à chacun l'occasion de se faire son avis. On découvre, même si l'on s'en doutait un peu, que l'humour est une arme nécessaire pour survivre dans ce milieu, où la tristesse est le lot quotidien. Quel avocat ne s'est jamais moqué de l'un de ses clients, ou même un animateur en centre de loisirs, comme moi. C'est courant. Peut-être plus difficile à entendre, quand il s'agit de personnes mortes. Mais ce film a l'avantage de désacraliser un peu ces moments. Peut-être que certains penseront que c'est trop le cas, et que Delgado touche là à un sujet tabou, mais il le fait avec honnêteté, apportant un regard, me semble-t-il, éclairant, sur ces moments difficiles.

Il s'est entouré d'un casting de qualité, pour l'accompagner dans cette tâche. Didier Bourdon est excellent en gros beauf pas si stéréotypé, Depardieu et Keller sont merveilleux en parents post-soixanthuitards, Bérénice Béjo est délicieuse en toute situation, et je retrouve avec plaisir Chantal Neuwirth et Anne Girouard, toutes deux venues de mes séries fétiches Caméra Café et Kaamelott. Michel Galabru, en vieux monsieur amoureux et sensible, est merveilleux.

Bouquet final est un film durant lequel on rit beaucoup. Le seul reproche que je ferai, ne lui ai pas totalement destiné. Disons que c'est plutôt un avis de cinéphile régulier.
Je commence à en avoir marre, de voir des films au début desquels les deux personnages principaux sont en totale opposition, et durant lesquels ils se découvrent l'un l'autre, avec leurs forces et leurs faiblesses, et deviennent amis à la fin. Zut, la vie, ce n'est pas que des gens biens. Il y a aussi de gros cons, qui restent des gros cons. Le propos est un poil vulgaire, mais appelons un chat un chat. Bouquet Final propose ce schéma, même si je trouve qu'il ne s'en sort pas si mal, et que le rapprochement entre les deux personnages principaux n'est pas trop tiré par les cheveux. J'aimerai juste des films moins "politiquement corrects", où les cons seraient bien des cons. Peut-être le film Vilaine, à sortir demain, et que nous verrons mon épouse et moi sans doute dans le week-end, saura ma faire ce plaisir là.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /2008 22:14



Titre: Mes stars et moi
Réalisatrice: Laetitia Colombani
Acteurs: Kad Merad, Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Mélanie Bernier, Rufus  , Pierre Besnéart, Patrice Leconte, Laetitia Colombani
Scénariste: Laetitia Colombani
Producteur: Christophe Rossignon



J'avais vraiment été séduit par la bande annonce de ce film. Il en ressortait une belle ambiance et des répliques mordantes. De plus, la réalisatrice avait à son tableau une oeuvre formidable, "à la folie pas du tout", que j'aime tout particulièrement, donc il n'y avait pas de quoi se méfier.
Et malheureusement pour moi (pour nous), cela ne se sera pas avéré concluant.
Le film est sympa, c'est certain, on retrouve les répliques mordantes... Mais on a le sentiment que la bande annonce dévoilait l'essentiel du film et des répliques. Le reste faisant remplissage.

Le premier regret, c'est que l'on ne s'attache pas du tout au personnage de Kad Merad, le fan problématique. Il tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, et son histoire, ce qui l'a rendu "accro" à ces stars, n'est pas du tout présenté. On commence par le voir sans gêne, manipulateur, espionnant la vie intime des trois stars, provoquant des problèmes dans ces vies. Et Laetitia Colombani ne parviendra pas à rattraper son personnage par la suite du film. Ses déboires ne sont que guères intéressants. Même la conclusion ne le rend pas intéressant. Car celle-ci est beaucoup trop morale. Il a pris conscience de ses erreurs, a cessé de se mêler de la vie de ses stars, s'est rangé des camions, et a repris sa vie avec sa femme. Alors qu'il a démontré un grand nombre de capacités à devenir agent de comédien, ce qui lui aurait permis de rentrer dans ce monde qu'il idéalisait, il devient simple patron d'une petite entreprise de nettoyage. Alors que s'il était apparu au grand jour, entre les trois stars dont il rêvait tant, cela aurait apporté un tout autre apperçu sur le personnage, et aurait sans doute développé de nouvelles idées. Tandis que dans le casp résent, la fin est plate, peu intéressante. Tout juste le poster géant dédicacé de Zidane laisse-t-il pensé que sa névrose n'est pas partie. Mais le film ne fait pas mouche.

Deuxième regret, toutes les bonnes répliques sont dans la bande-annonce, et il n'y a guère de choses en plus dans le film complet.


Le point positif de ce film, c'est sans doute Mélanie Bernier, qui interprète une jeune actrice montante, émerveillée elle aussi par ce monde des stars qu'elle découvre. Elle y joue la fraîcheur à merveille.


Un film au final très insuffisant, qui pose la question de savoir si la passion névrosée de certains fans est un bon sujet de comédie.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /2008 23:14





Titre:
Y-a-t-il un pilote dans l'avion?
Réalisateurs: David Zucker, Jim Abrahams, Jerry Zucker
Acteurs: Robert Hays, Julie Hagerty, Lloyd Bridges, Leslie Nielsen, Robert Stack, Peter Graves, Kareem Abdul-Jabbar
Scénaristes: David Zucker, Jim Abrahams, Jerry Zucker
Producteurs: David Zucker, Jim Abrahams, Jerry Zucker



Une soirée nostalgie. Un film culte, destiné à nous étirer les zygomatiques. Mission accomplie.

Ma femme et moi avons découvert récemment que nous partagions un goût certain pour ce film. Grand plaisir que de le regarder tous les deux. Pour ma part, je n'avais pas du le voir depuis de nombreuses années. Je n'ai même aucune idée précise de la dernier fois où je l'avais vu.
Pour ces retrouvailles, je dois dire que je n'ai pas été déçu. Petit bémol, tout de même, sur la qualité des doublages. Les voix sonnent faux la plupart du temps, et donnent vraiment l'impression d'avoir été superposées sur le film sans travail de qualité.
Mais le film lui-même est un petit morceau de bonheur. J'adore cet humour décalé, absurde, qui cultive le sens de l'apparition choc. Des répliques cultes, des scènes du même acabit, il y en a pléthore.

"Est-ce que tu aimes regarder les films de Gladiateur?"

"Pas la semaine pour arrêter les amphétamines."

"Ca va chier dans les ventilos!"


Juste quelques exemples, mais les répliques sont nombreuses à faire mouche. Alors oui, l'histoire ne se tient pas vraiment, et maintenant que je suis adulte, la romance à l'eau de rose qui sert de fil conducteur s'avère un peu mièvre, même si la caricature est sans doute volontaire.
Mais le plaisir est là, indéniablement.  Les scènes sont tordantes, comme la séance de "retour au calme" pour la femme angoissée (une file d'attente de passagers pour lui coller des beignes ou la frapper à coups de clé à molette). Le pilote automatique gonflable que l'hôtesse doit regonfler par un embout situé sous la ceinture.

Ce film est plein de souvenirs, de ces choses qu'on oublie pas, et qui font un film comique culte.

Ca fait plaisir.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Ciné DVD
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 23:26


Réalisateur : Ben Stiller
Acteurs : Ben Stiller, Robert Downey Jr., Jack Black, Brandon Jackson, Jay Baruchel, Steve Coogan, Nick Nolte, Matthieu McConaughey, Tom Cruise…
Scénaristes : Ben Stiller, Ethan Cohen, Justin Theroux
Producteurs : Ben Stiller, Stuart Cornfeld, Eric McLeod



Voilà un film qui me faisait bien envie. Il semblait plein d’humour, d’action, très second degré. La promotion, surtout sur le net, avant la sortie, laissait présager de très bonnes choses.
Pari rempli.

On se sent tout de suite dans l’ambiance. Alors que les bandes annonces sont terminées, on en reprend un peu. Pour les films des acteurs que sont les personnages principaux. On sent dès ce moment là que la critique du monde hollywoodien va être sévère.
Et par la suite, on n’est pas déçu. Les acteurs du film dans le film ont des égos surdimensionnés, le réalisateur est à la ramasse, et le producteur est un gros salopard. D’ailleurs, ce producteur, on croit le reconnaître, mais il m’a fallu arriver à la fin du film pour savoir réellement qui se cachait derrière le maquillage. Un excellent rôle à contre-emploi. N’oublions pas les agents parasites, les stars de la chanson qui se croient acteurs,  et les techniciens frapadingues. Il n’y a bien que les scénaristes qui ne prennent pas, à se demander si les scénaristes réels ne l’ont pas fait exprès, les vils.

Lorsque les acteurs se retrouvent en situation réelle de combat, perdus dans la vraie jungle, la situation est encore plus agréable. Le personnage de Ben Stiller joue avec une tête. Dans le film, est-ce un accessoire, ou une vraie tête décapitée ? En tous cas, l’humour frappe fort, et l’on prend beaucoup de plaisir. En plus, Tonnerre sous les tropiques possède une belle partie « film d’action », qui se mélange harmonieusement au film d’humour, et qui crée un ensemble très riche.

J’ai vraiment pris plus de plaisir que ce que j’avais prévu à l’origine. Les acteurs sont tous formidables dans leur rôle, et sont vraiment convaincants.
Voilà un film que je n’hésiterai pas à revoir lors de sa sortie en DVD.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Comédies - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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