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Science Fiction

Lundi 12 octobre 2009



Titre: SOS Fantômes
Réalisateur: Ivan Reitman
Acteurs: Dan Akroyd, Harold Ramis, Bill Murray, Rick Moranis, Sigourney Weaver, Ernie Hudson...
Scénaristes: Dan Akroyd, Harold Ramis
Producteur:
Ivan Reitman


Who you gonna call? Ghost Buster!
Ah, l'excellente chanson de Ray Parker jr, générique de SOS Fantôme... Un classique... Et pourtant, je ne m esouviens pas avoir vu ce film, ou alors quand j'étais jeune. Je me suis donc décidé à rattraper ce temps perdu.
Peter, Ray et Egons sont trois chercheurs en sciences paranormales. Leur objectif, trouver et capturer des fantômes. Alors quand l'université leur coupe les crédits, et les renvoie chez eux, ils lancent leur propre société, SOS Fantôme.

Un film référence des années 80, assurément. Malheureusement, un film dont les effets spéciaux ont pris une énorme claque. Pour un film de 1984, il n'y a cependant rien d'illogique à cela. C'est le gros point noir de ce film très sympa sinon. Mais les effets visuels, comme les créatures, sont assez ridicules. Peut-être pas tellement quand on compare avec le film Spawn paru dans les années 90 et qui a des effets spéciaux aussi mauvais. Non, vraiment, c'est daté.
Mais cela n'enlève pas le plaisir pris à voir ce film. Le casting est tout simplement très bon, et les trosi acteurs principaux tiennent littéralement le film à eux totu seul. Pas étonnant quand deux des trois sont les scénaristes...

Par contre, je ne vois pas ce que le personnage d'Ernie Hudson vient faire là dedans. Pourquoi rajouter un quatrième membre à l'équipe, après qu'elle se soit constituée? J'avous que je ne saisis pas bien. Ou plutôt, je verrai bien un début de réponse, mais elle n'engage que moi. Je verrai bien les scénaristes avoir écrit pour trois acteurs bien précis (eux et Murray), et qu'ils se soient vu imposés ensuite la présence d'un personnage noir. Alors quitte à en faire une pièce rapportée, ils seraient allés jusqu'au bout. Ou peut-être pas. Mais si quelqu'un a un début d'explication, je veux bien la connaître.
Par yaneck Chareyre
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Jeudi 17 septembre 2009



Titre:
District 9
Réalisateur: Neil Blomkamp
Acteurs: Sharlto Copley, David James II, Jason Cope, William Allen Young, Robert Hobbs....
Scénariste: Neil Blomkamp, Terri Tachell
Producteurs: Peter Jackson


Attention, nous avons là clairement un film original. Je comprends mieux pourquoi Peter Jackson a décidé de donner sa chance à Neil Blomkamp.
Ce film est déroutant. Il prend deux contre-pieds que je décrirai plus loin, qui nous laissent plutôt déstabilisés à la fin du film.

Le jour où un vaisseau alien débarque sur Terre, ce n'est pas au dessus de Manhattan ou de Washington qu'il le fait, mais au dessus de Johannesbourg. Et ils ne viennent pas nous envahir, car ils sont complètement sous-nourris et en très mauvaise santé.
Rapidement, les secours s'installent, et un camp de réfugié est construit. Camp qui devient progressivement un camp d'internement. Les sud-africains refusent toute cohabitation avec les aliens, et les laissent vivre dans des bidon-ville.
Jusqu'au moment où la population locale oblige les pouvoirs publics à les déplacer. L'organisme en charge de ces questions, le MNU, commence le déplacement.
Mais le responsable de la mission va faire une découverte particulièrement désagréable....

Qu'il est appréciable de voir un film qui ne soit pas américano-centré... Le fait de choisir l'Afrique du Sud donne en plus une résonnance politique évidente. Dans les premières images, on voit des noirs exiger que les aliens se cassent car ils ne sont pas chez eux, et le réalisateur a du prendre un malin plaisir à faire cette image. Car cette fois-ci, le township est pour les aliens, et les noirs, eux, jouent la même partition que les blancs. Les oppressés devenant le bourreaux. Car c'est là le premier contre-pied du film: les humainsb sont les méchants de l'histoire.
Xénophobes, ségrégationnistes, exploiteurs, lâches, le portrait est acide. Wilkus Van der Mew, le personage principal, en est bien l'illustration. Le voir faire remplir des formulaires d'expulsion aux aliens est une scène assez emblématique, me semble-t-il, de ce que veut mettre en avant le réalisateur. Nous ne sommes pas fondamentalement des gentils. Ce que nous avons combattu, l'apartheid, la bureaucratie nazi, nous pouvons le reproduire avec la plus grande des simplicités. Non, vraiment, ce héros est un sale con.  Faire du héros le méchant de l'histoire (pas tout à fait, mais au moins par identification), voilà qui est osé. Surtout quand on parle de l'être humain.
Deuxième contre-pied, c'est la conclusion. Ne lisez que si vous avez vu le film ou que si vous n'avez pas l'intention de le voir.





Ce film ne termine pas bien. Les gentils ne gagnent pas à la fin. Les aliens se font parquer comme des bêtes, et Wilkus termine dans un township délabré sans espoir de retrouver sa vie (en fait, je n'en dis pas tant que ça). C'est audacieux, là encore, de joeur avec les habitudes du public pour qui un film se termine par la résolution de l'intrigue. Sauf que la vie n'est pas juste, et que Neil Blomkamp nous décrit une vie possible. Sa conclusion est logique, même si elle peut laisser supposer une éventuelle suite. Je ne sais pas si c'est prévu, mais cela pourrait expliquer cette fin négative aussi. Une démarche acceptable, mais qui ferait perdre de l'originalité à l'initiative.


Le seul raté que je noterai dans ce film, c'est la réalisation "caméra au poing", qui veut apporter un style particulier, mais se montre assez gadget. Les caméras ne peuvent suivre en permanence le personnage principal, et forcément, on revient souvent à des prises de vue classique. Cette originalité là n'apporte que peu d'intérêt au propos du film, je trouve.


Pour terminer, laissez moi appuyer encore, et dire tout le bien que je pense de ce film. On a un film de science-fiction original, intelligent, bien joué, avec de bons effets spéciaux.
Les amateurs du genre n'ont pas de raisons de se priver d'un tel film.
Par yaneck Chareyre
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Dimanche 16 novembre 2008


Titre:
Hellboy 2: Les légions d'or maudites
Réalisateur: Guillermo Del Toro
Acteurs: Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones, John Alexander, Luke Goss, Anna Walton, Jeffrey Tambor, John Hurt...
Scénaristes: Guillermo Del Toro/ Mike Mignola
Producteurs: Lawrence Gordon, Lloyd Levin, Mike Richardson
Basé sur le comic book de Mike Mignola



Ca y est, j'ai enfin vu ce film. Entre sa sortie trois mois après la sortie US, et des incapacités qui m'avaient empêchées de le voir jusque là, j'y suis tout de même parvenu.
J'avais beaucoup aimé le premier volet, sorti il y a un moment déjà. Satisfaction Del Toro est de nouveau derrière la caméra, et satisfaction, ce second film prend la suite du précédent. Un seul personnage n'est plus présent, l'agent Mayers, mais cela est expliqué dans le film, ce qui est une chose rare. En réalité, le triangle amoureux entre Liz, Hellboy et lui n'était plus nécessaire, alors salut Mayers. On retrouve donc "Rouge", Abe Sapiens, Liz, Manning, et même, à l'occasion d'un flash-back rigolo, le professeur Broom.
Guillermo Del Toro, c'est un auteur de film de genre à qui ona donné les moyens d'Hollywood. Alors être étonné est une attente presque légitime lorsque l'on regarde un de ses films. Imaginez donc qu'il commence son film par un flash-back, et une séquence de dessin animé. Particulièrement bien vu puisque pendant ce temps, le professeur Broom raconte une histoire à Hellboy enfant, et que c'est la base de l'intrigue du film. En somme, on se dit que cela commence bien.
Et la suite est tout à fait à la hauteur. Del Toro s'est fait plaisir, et a laissé libre cours à son imagination, qu'il avait plutôt gardé en laisse dans le premier épisode. Les créatures imaginaires, magiques, étranges, courrent partout, forment un monde, dans lequel le réalisateur s'amuse avec ses jouets, lesp ersonnages principaux. Johann Kraus, ectoplasme, est un des nouveaux personnages, tout aussi savoureux que les autres. Le marché aux Troll, la cité enfouie, le monde des elfes, sont autant de lieux étonnants sortis de l'esprit frapadingue du réalisateur, et qui paraissent réalistes, crédibles, même quand les deux scénaristes les placent sous nos pieds.
Il y a de tout dans ce film. De l'humour, de l'amour, de l'action, du merveilleux, et tout cela avec un équilibre presque parfait, qui fait qu'aucun moment n'est insupportable, mielleux, gnangnan. A la limite, je trouve que les pointes d'humour ne sont pas assez acérées, et nombreuses, mais c'est pour trouver à redire.

Le seul point qui pêche, à mon sens, c'est le souffle épique, presque absent. Comme si le réalisateur avait essayé de l'introduire dans le film, tout en échouant à le faire. Il manque une pression à ce film. Le Prince Nuanda devrait être l'instrument du réalisateur pour l'installer, mais cela ne fonctionne pas. Hellboy manque de mourir, mais on ne s'inquiète pas outre mesure. Le Prince met la main sur une armée de 4900 machines de guerres indestructibles, mais à aucun moment on ne craint pour les héros ou pour le monde. C'est ce qui est dommage, et qui ne fera pas de ce film un chef-d'oeuvre, mais seulement un bon film. Il manque un élan qui emporterait personnages et spectateurs.
Ce qui n'enlève rien aux qualités de ce film, qui me font encore plus dire que Guillermo Del Toro est un réalisateur à suivre et à mettre en avant à Hollywood. Le fantastique, le merveilleux, c'est lui. (et on comprend qu'il se lance dans la réalisation de Bilbo le Hobbit, le pré-quel du Seigneur des Anneaux. Lui seul pourrait prendre la suite de Peter Jackson.)
Par yaneck Chareyre
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Samedi 11 octobre 2008

 

Titre : Constantine

Réalisateur : Francis Lawrence

Acteurs : Keanu Reeves, Rachel Weisz, Shia Labeouf, Gavin Rossdale, Djimon Hounsou, Tilda Swinton, Peter Stormare…

Scénaristes : Mark Bomback, Frank Cappello

Producteurs : Akiva Goldsman, Erwin Stoff, Michael E. Uslan, Lorenzo Di Bonaventura, Lauren Shuler Donner

D’après l’oeuvre de Garth Ennis et Jamie Delano

 

 

On ne dit pas vraiment de bien de ce film, que moi, j’apprécie pourtant. Les fans du comic book le jugent trop éloigné du modèle, et ceux qui ne le connaissent pas n’y trouvent guère d’intérêt. J’ai lu quelques épisodes seulement, et encore après avoir vu le film.

J’aime ce film. J’aime cette ambiance étrange, je la trouve particulièrement adaptée, tant pour montrer l’Enfer, que les apparitions des démons sur Terre. J’aime le choix de Keanu Reeves pour le rôle de Constantine. On aurait toujours pu trouver plus crade, plus « adéquat », mais j’aime cette froideur, cette pâleur, qui joue et qu’il porte aussi sur lui. On ne voit plus le beau gosse, on ne voit que Constantine.

 

Ce que j’apprécie tout particulièrement dans ce film, c’est l’intrigue.

On a vraiment l’impression de quelque chose d’un peu plus élaboré que la plupart des films de démons. Des plans, dans les plans, dans les plans, et des « je te baise » tout en sachant que « tu me baises », mais que je te « baiserais en dernier ». Constantine n’hésite devant rien, ses adversaires non plus, et tout ce ballet fonctionne très bien. A titre de comparaison, Ghost Rider, avec des thématiques similaires, n’a pas cette profondeur.

A mon sens, la scène qui représente le mieux cette idée, c’est l’arrivée de Lucifer. Sachant que le diable va se déplacer pour lui, Constantine se suicide pour le faire venir, et lui faire constater que son rejeton est en train de faire une belle boulette (oui, c’est le fond de l’intrigue). Lulu règle donc la question, et revient prendre l’âme de John. Mais en échange de ce petit service, John demande à ce qu’une âme quitte l’Enfer pour le Paradis. En se sacrifiant, il n’est donc plus un client pour l’Enfer. Le beau doigt d’honneur fait par John sur le point d’intégrer le Paradis est une superbe illustration.

 

Dans son genre, il me semble que Constantine dispose de toutes lesqualités pour passer pour un film agréable à voir, et non pour une bouse ratée.

Par yaneck Chareyre
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Dimanche 6 juillet 2008


Titre : Dune

Réalisateur : David Lynch

Acteurs : Kyle Maclachlan, Francesca Annis, Jürgen Prochnow, Everett McGill, Sting, Kenneth McMillan, Max Von Sydow, Brad Dourif, Dean Stockwell, Patrick Stewart, Sean Young, Virginia Madsen.

Scénariste: David Lynch

Producteurs: Raffaella de Laurentis, Dino de Laurentis

Date de sortie : 6 février 1985

 

D’après l’œuvre de Frank Herbert

 

 

J’aime l’univers de Dune. Je suis un grand fan de l’œuvre de Frank Herbert, et tout particulièrement de ce premier tome.

Autant dire tout de suite que le film n’est pas du tout à la hauteur de mes attentes. D’ailleurs, je n’ai pas pu le terminer.

Je possédais ce film en cassette vidéo par le passé, et à l’époque, j’aimais bien, même si j’avais conscience des lacunes du film. Aujourd’hui, mon regard est plus critique, et mon sentiment plus négatif.

 

Ce que je retiens de ce film ? La musique de Toto, formidable, une référence. La seule chose adaptée au livre originel. Et puis Patrick Stewart, alias Capitaine Picard, alias Professeur Xavier, dans le rôle de Gurney Halleck, parce que j’adore cet acteur.

 

En dehors de cela, c’est le drame. Les décors ne me conviennent pas du tout. Je ne me retrouve pas dans l’ambiance du livre. Le scénario est modifié (ils sortent d’où ces modules étranges ?) et raccourci. Les personnages secondaires sont souvent imposés dans le film, sans que l’on sache trop ce qu’ils viennent y faire (mention spéciale au personnage de Duncan Idaho). Et que dire des effets spéciaux ? Le palme du pire, revient sans doute aux boucliers personnels. Affreux, géométriques, on sent que ça date.

 

 

En d’autres termes, j’attends encore un véritable film Dune. Mon vœu va peut-être se voir exaucer, puisqu’un remake est prévu pour l’année 2010. Peter Berg sera aux commandes, lui qui est réalisateur du film Hancock que j’attends avec impatience, c’est peut-être bon signe.

David Lynch rejette désormais ce film, et je ne peux pas lui en vouloir.


Par yaneck Chareyre
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Jeudi 1 mai 2008



Titre : Nos amis les terriens

Réalisateur : Bernard Werber

Acteurs : Pierre Arditi, Audrey Dana, Boris Ventura Diaz, Annelise Hesme, Thomas le Douarec, Sellig…

Scénariste : Bernard Werber

Producteur : Claude Lellouche

D’après le roman de Bernard Werber « Nos amis les terriens »

 

Je suis fan des romans de Bernard Werber. Vraiment, j’aime lire ses livres, aucun ne m’a déçu encore. Alors l’idée de voir l’adaptation cinéma de son roman « Nos amis les terriens » me plaisait plutôt. Je n’ai pas eu l’occasion de voir ce film à sa sortie, mais je pense que peux ont pu le faire.

En ce jour de repos, je me suis donc lancé ce film.

 

Ce film, c’est du Bernard Werber, sur écran. C'est-à-dire que tous ceux qui n’aiment pas cet auteur peuvent passer directement leur chemin, on est dans du pur Werber. Un film autour de son grand plaisir, regarder l’être humain par un point de vue différent, et en brosser le portrait. Le roman était déjà ainsi, mais c’est encore plus poussé dans le film.

Rappelons l’idée de base : des extra-terrestres découvrent la terre, et viennent observer les terriens afin d’essayer de les comprendre. Ils en prélèvent quelques uns afin de les étudier aussi en milieu fermé.  Petite modification par rapport au livre, ils ne sont plus deux seulement d’enlevés, mais plusieurs. Ce qui permet à Werber de développer ses idées relatives aux fonctionnements de groupes, que l’on retrouve dans le cycle des fourmis ou dans celui des anges.

 

L’aspect « reportage sociologique » est souvent hilarant. Werber s’amuse beaucoup à réinterpréter certaines de nos habitudes, et il est vrai que si nous étions observés, il y aurait sans doute certaines erreurs d’interprétations de faites. Mon passage préféré concerne la nourriture, lorsque l’extra-terrestre, décrivant une assiette de steak tartare, parle d’un amas de chair morte et découpé, recouvert par le fœtus mort d’un animal d’une autre espèce. Dégoûtant, mais tellement vrai…

Le côté « acteurs » est moins fort. Il y a un je ne sais quoi qui rend le jeu des acteurs peu crédible. Quelque chose d’indéfinissable, comme si les acteurs n’étaient pas bons. Comme s’ils jouaient mal. S’est dommage, car cela laisse un arrière goût décevant dans ce film, qui est par ailleurs très plaisant à regarder.

 

Donc, fans de Werber, foncez, les autres, évitez.

 

PS : enfin un peu de texte sur ce blog, ça me manquait…. Un deuxième article aujourd’hui ?


Par yaneck Chareyre
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