Titre: Avatar
Réalisateur: James Cameron
Acteurs: Samuel Worthington, Sigourney Weaver, Zoe Saldana, Stephen Lang, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi, Joel Moore, Wes Studi, CCH Pounder, Laz Alonso...
Scénariste: James Cameron
Producteurs: James Cameron/ Jon Lwandau
Est-il possible de faire un scénario plus convenu et moins original qu'Avatar, c'est la question qui se pose à moi en sortant de la salle de cinéma. James Cameron a passé dix ans sur ce film, et on hésite à savoir s'il a passé plus d'une heure sur le scénario. Chaque étape, chaque élément est d'une évidence navrante. Il est possible à chaque pas de déterminer ce qu'il va se passer dans les scènes suivantes. Les rôles sont convenus, sans aucune surprise. On sait que la pilote rebelle viendra sortir les héros d'u mauvais pas contre sa hiérarchie. On sait que le guerrier alien farouche finira par se laisser toucher par les remords du héros tout en lui laissant la place. Aucun personnage ne change vraiment au cours du film. Même le héros, ne semble pas au début de film un foudre de guerre malgré son passé officiel de marines. Sa "trahison" n'en paraît que plus fade. L'histoire d'amour est un classique du genre, les militaires de gros abrutis, les industriels des véreux sans scrupules ni morale, et la planète est belle, gentille et sage.
Finalement, en dix ans, Cameron n'est parvenu qu'à écrire un princesse mononoke version sf et western. SF pour l'aspect futuriste, western pour les charges d'indiens aliens contre les mitrailleuses lourdes des soldats terriens.
Certes, il y a bien sûr quelques scènes appréciables, par exemple le domptage des créatures volantes, mais globalement, c'est un film tout ce qu'il y a de plus convenu. Une image de rebellitude écolo, ça le fait bien en cette saison, mais ça reste très creux. D'autant que mine de rien, les bons sauvages donnent quand même bien l'impression d'êtres noirs. Ca se confirme pour les acteurs qui interprètent Neytiri et Tsu Tey, mais pour un américain, est-il possible qu'une peuplade primitive ne soit pas afro?
Restent donc les effets spéciaux, malheureusement pour le film. De ce côté là, bien entendu, rien à redire. Pandora est très agréable à regarder, les créatures et personnages numériques sont parfaitement crédibles et s'intègrent très bien aux scènes avec les humains. On frise la perfection.
Et donc, il reste la 3D. Car j'en ai profité pour voir le film sur une séance 3D, j'avais cette chance, à Grenoble. Il faut passer quelques secondes désagréable pour les yeux quand on met les lunettes, mais ensuite, ca a son charme. Ce qui est dommage, c'est que James Cameron n'utilise que peu la 3D pour immerger le spectateur dans son film. On voit bien les différents plans, les perspectives, tout cela est très sympa. Mais j'ai plus été bluffé de ce point de vue là par la publicité Haribo avant le film, que par le film lui-même. De temps en temps, passe une mouche alien au premier plan, devant les personnages. Mais la 3D ne vous attrape pas pour vous maintenir dans le film. Cest un gentil gadget, à peine utile dans le cas présent à mon avis. Ne craignez pas de voir le film en 2D, je ne vois pas ce que vous perdrez.
Un résultat très décevant, car très moyen, au final. Jamais James Cameron ne m'a fait entrer dans son univers alors que je suis un grand fan des univers. La faute à un scénario simpliste, naïf, et trop dans l'air du temps pour êtr honnête.
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