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Films asiatiques

Lundi 5 octobre 2009


Titre: Zatoïchi
Réalisateur: Takeshi Kitano
Acteurs: Takeshi Kitano, Tadanobu Asano, Michiyo Ogusu, Guadalcanal Taka, Saburo Ishikura....
Scénariste: Takeshi Kitano
Producteur: Chieko Saito


Film japonais, ce soir, film de sabre, mais pour une fois, ce n'est pas vraiment un film que j'ai apprécié.
On a là un film plutôt bordélique. Trois intrigues se mêlent sans que l'on comprenne bien pourquoi, les flash-backs ne sont pas évidents à percevoir malgré un effort de lumière fait pour distinguer les époques, on passe du film de sabre au film comique pour terminer sur de la comédie musicale, et les musiques sont assez déplaisantes, voir même sur certaines scènes gênantes.
Bon, j'ai donc habillé le film pour l'hiver.

Quelques mots sur l'histoire. Un masseur aveugle, extrêmement doué au sabre, se rend dans une petite ville. Il y rencontre un frère et une soeur tueurs, un joueur de dés impressionnable, un samouraï sans maître tueur à gage, et une paysanne solitaire. Pas facile de résumer le film en fait, sans commencer à rentrer vraiment dans les intrigues du film.
Ce qu'il faut retenir, c'est la qualité du personnage principal. Ce masseur aveugle, avec sa canne-sabre, est icroyablement attirant. Même si Takeshi Kitano le joue avec un certain recul, il arrive à être passionnant. Ce qui est un beau tour de force au vu du film.

C'est sans doute une réinterprétation moderne de ce personnage célèbre au Japon, mais le film aurait gagné à respecter encore plus le passé, et à moins abuser des travers de la modernité (et là je pênse aussi aux gerbes de sang immenses qui n'apportent rien, même pas une mabiance gore). Dernière chose, regardez le en VO, les doublages français étant atroces.
Par yaneck Chareyre
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Dimanche 26 avril 2009



Titre: Barberousse
Réalisateur: Kurosawa Akira
Acteurs: Mifune Toshiro, Kayama Yuzo, Kagawa Kyoko, Fujiwara Kamatari, Tono Eijiro, Zushi Yoshitaka, Niki Terumi....
Scénariste: Kurosawa Akira, Ide Masato, Kikushima Ryuzuko, Oguni Hideo
Producteurs:Kurosawa Akira
D'après l'oeuvre de Yamamoto Shugoro


 
Il n'est pas chose aisée de critiquer un film japonais, surtout un film de Kurosawa. On touche là à des films de grande qualité, et nous ne sommes pas Japonais, ce qui ne nous permet pas, je pense de tout saisir du propos du réalisateur.
Mais tant pis, puisque nous savons que c'est de mon regard d'occidental qu'il s'agit, lançons-nous.

Barberousse est un médecin, au début du XIXe siècle, à Tokyo. Il travaille dans un hospice, et s'est assuré les services d'un jeune médecin plein d'ambition pour venir le seconder. Yasumoto, le dit jeune homme, prend cela comme une sanction, et ne supporte ni le caractère, ni les méthodes de son patron. Mais il va découvrir peu à peu qu'il y a beaucoup de choses, dans la vie, qu'il ignore.
Barberousse est un personnage assez charismatique. Le fait qu'il soit interprété par le grand Mifune Toshiro n'y est pas pour rien. Mais au delà de la prestation de l'acteur, il faut reconnaître que le personnage est savoureux. Bougon, franc, raleur, il est aussi un grand médecin, généreux, attentif, intelligent, capable tant de convaincre les riches seigneurs de se mettre au régime, que de casser les bras à des yakuzas agressifs. Il a tout pour lui ce personnage. Un bon fond, aussi.
Je dois dire que je l'aime bien. Il est difficile d'appliquer notre réflexion politique au Japon du XIXe, mais tout de même. Il voudrait soigner la misère avant les maladies, il est payé par le Shogunat (par le gouvernement) et se plaint des coupes faites à son budget, il fait payer cher les riches, et rien du tout les pauvres... Tout de même, il y a quelque chose qui me parle, dans ce personnage.

Barberousse est un excellent film. Mon reproche principal ira à la durée du film. Presque trois heures, pour pas mal de scènes étirées. C'est en cela que je dis qu'il y a quelque chose de difficile à saisir pour nous. La guérison d'Otoyo, par exemple, prend beaucoup de temps à l'écran, sans être une des intrigues principales. Le réalisateur prend son temps, s'attarde. Sans doute par désir de mettre en exergue quelque chose, qui m'échappe pour le moment. si vous avez des interprétations, chers lecteurs, pour ces longueurs, n'hésitez pas à les exprimer en commentaire.
Je pense le plus grand bien du casting, toujours très juste, avec une distribution de rôle très bien faite. Mention spéciale aux actrices qui jouent les servantes. Leurs rôles sont irrésistibles, mais en cela, il me semble que c'est une spécificité japonaise. Les hommes demeurant sérieux et guindés, là où les femmes s'avèreront plus libre et dévergondées.
Je ne peux terminer sans parler de la lumière.
Oui, rappelons-le, Barberousse est un film en noir et blanc, il date des années 60. Et il est étonnant de voir comment Kurosawa parvient à exprimer des choses, sur des scènes sans dialogues, avec des jeux d'ombres bien placées. Une actrice devient ainsi une bête apeurée et craintive, sans que cela ne soit déplacé, ou faux. En plaçant son visage dans l'ombre, tout en faisant ressortir juste un peu de lumière sur ses yeux, Kurosawa nousdit bien plus que s'il avait laissé son actrice jouer en pleine lumière.
Par yaneck Chareyre
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Mercredi 1 avril 2009


Titre: Les trois royaumes
Réalisateur: John Woo
Acteurs: Tony Leung Chiu Wai, Takeshi Kaneshiro, Zhang Fengyi, Chang Chen, Zhao Wei, Hu Jun...
Scénaristes: John Woo, Khan Chan, Kuo Chang, Sheng Heyu
Producteurs: Terence Chang, John Woo




Lorsqu'un film est coupé, par rapport à ce qu'un réalisateur avait prévu, c'est désagréable. Lorsqu'un film est coupé et que cela se voit, c'est encore plus désagréable. Et lorsqu'un film coupé, visiblement, est bon, c'est encore plus frustrant.
C'est totalement le cas pour ce film de John Woo, grande fresque historique chinoise, sortie en deux films d'une durée totale de 4h40 en Asie, et en un seul de 2h35 de par chez nous. Honteux! Surtout que les coupes se voient énormément, par exemple durant la scène d'embrasement des bateaux, qui passe de la nuit la plus profonde, au grand jour. Non messieurs les producteurs, les européens ne sont pas forcément réfractaires à l'histoire de Chine.  Et ils ne sont pas forcément réfractaires à voir deux films. De toute façon, il est fort peu probable que des gens viennent par hasard voir ce film. Ou alors c'est trop miser sur le nom de John Woo. La salle, cette après-midi, était peu fréquentée, parce que la Chine médiévale ne fait recette que chez un public très ciblé d'amateurs. Alors de toute façon, ils auraient pu respecter l'oeuvre et nous la proposer en entier.

J'ai aimé ce film, parce qu'il est intelligent. C'est certes un film de bataille, tout à fait épique, mais c'est surtout un film sur l'Art de la Guerre, sur l'intelligence. Ce n'est pas le plus bourrin qui l'emporte, mais celui qui aura su le mieux décrypter les conditions de bataille pour en tirer le plus grand profit, et obtenir la victoire. Personnellement, j'adore, tout simplement. Cela donne un film assez différent, avec une valeur propre certaine.
Comment parler de cette fresque? Au delà de certains passages plutôt hermétique à nous autres occidentaux, répondant sans doute aux codes chinois, comme la scène du duo musical, on est emporté de bout en bout dans cet univers, avec ces personnages. Le Stratège est une figure formidable, un héros intelligent et loyal, dont l'absence pendant le dernier quart du film est un grand regret pour moi (en même temps, un stratège, ça va pas dans la bataille). Le Vice-Roi et sa femme sont époustouflants, dans leur relation de couple, comme pour leur propre personne. Et on pourrait continuer longuement la liste.
Sur l'histoire, on comprend facilement les enjeux. Les coupes qui sont faites nous privent visiblement d'intrigues secondaires, mais l'essentiel est bien là. Elle est vraiment prenante, et mis à part la fin étrange (à cause des coupes), il n'y a rien à reprocher.
Enfin, décors, costumes, et musiques, sont tout simplement parfaits.

Mon seul bémol, est presque un bémol adressé au genre, au cinéma historique chinois, qu'au film en lui-même.
Tous les soldats rassemblés sur des bateaux, droits comme des "i", pendant des heures de navigation, c'est certes clinquant à l'image, mais on y croit moyennement. Et en même temps, c'est bien l'un des codes récurrent de ce style cinématographique, ce gigantisme, cette droiture en toute chose. Alors j'insiste sur le mots "bémol". Ce n'est en rien un défaut du film. Juste une petite remarque en passant.

Ce qu'il faut retenir, c'est que les trois royaumes est un bon film chinois, que les amateurs du genre trouverons avant tout trop court. Quand c'est bon, ce n'est jamais assez long. Surtout quand on a une version coupée.
Par yaneck Chareyre
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Lundi 16 juin 2008

 

 

 

Titre : Tigre et Dragon

Réalisateur : Ang Lee

Acteurs : Chow Yun Fat, Michelle Yeoh, Zhang Ziyi, Chang Chen, Long Sihung, …

Scénaristes : Wang Hui-Ling, James Schamus, Kuo Jung Tsai

Producteurs : Li Kong Hsu, William Kong, Ang Lee

Date de sortie : 4 Octobre 2000

 

 

 

Tigre et Dragon est sans doute, dans les dix dernières années, le film de sabre asiatique qui a fait le plus parlé de lui. Le plan marketing était sans doute le bon, et les présentations au festival de Deauville et de Canne, ont sans doute bien contribué au succès du film en Europe.

Au-delà du plan marketing, il faut bien reconnaître que ce film est un bon film de sabre. Encore que pour être d’accord avec cela, il me semble qu’il est nécessaire d’avoir gardé une certaine âme d’enfant. Tigre et Dragon est un Conte, un film où la réalité ne compte pas, et où la poésie et l’élégance prennent le pas.

On retrouve dans ce film, les grands classiques du genre. Les acrobaties spectaculaires, et les combats mémorables. Mais Tigre et Dragon contient quelque chose en plus, cette poésie dont je vous parlais juste avant. Le combat dans la forêt de bambous en est un bon exemple. Personne ne peut voler et monter à la pointe des bambous. Pourtant, tout un combat s’y déroule, un combat fait de souplesse, à l’image du bambou.

C’est un film plein de douceur, aussi, à l’image de la relation entre Li Mu Bai et Yui Hsui Lien, et de la douceur de la caresse qu’il lui demande. C’est simple, c’est doux, mais pourtant fort d’une grande intensité.

Poésie et conte, encore avec la conclusion du film. On parle de légende, de vœux qui s’exaucent. On parle d’un amour que rien ne saura entraver.

 

Et puis il y a les combats, après tout, on est dans un film d’arts martiaux. Les chorégraphies sont toujours superbes, menées par des acteurs parfaitement à la hauteur. Ma préférence va sans nul doute au combat dans l’auberge, belle caricature des étudiants des armes, qui pullulaient à une certaine époque en Chine et au Japon. Ca virevolte, ça fracasse, dans un grondement de tonnerre, et puis tout s’apaise et retombe. Le rythme de cette scène me plaît beaucoup.

 

Ce film aura eu au final le mérite de mettre en avant un certains nombre d’acteurs asiatiques, chinois, hong-kongais, ou autre, et qui par la suite prendront une belle place dans le cinéma américain ou chinois. Chow Yun Fat et Michelle Yeoh sont d’ailleurs conjointement à l’affiche actuellement dans Les orphelins de Huang Shi.

Un bien beau marche-pied pour un certain nombre d’entre eux.

Par yaneck Chareyre
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Dimanche 30 décembre 2007
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Titre : La Cité Interdite

Réalisateur : Zhang Yimou

Acteurs : Chow Yun Fat, Gong Li

Date de sortie cinéma: 14 mars 2007

Genre: Film de sabre chinois

 

 

Un large tas de vêtements à repasser s’offrant à moi, je me suis fait une petite fin d’aprem’ repassage/vidéo. L’occasion, puisque j’étais seul, de regarder un film qui n’aurait pas tellement intéressé ma chère et tendre, guère amatrice de films de sabre chinois.

Je m’étais donc loué le DVD de la Cité Interdite. Et j’ai sortit le fer à repasser.

 

Première impression, on se sent gavé, au début du film. C’est surchargé, à tous points de vue. Il y a une masse de décors et de figurants, une masse de couleurs, et une masse de sons. Grande spécialité du cinéma de genre chinois, mais le réalisateur met le paquet. C’est est presque écoeurant. Mais bon, comme j’avais dans l’idée de réaliser cet article, je me suis forcé un peu, et j’ai continué. Et finalement, j’ai passé un bon moment. Les costumes sont splendides, les personnages sont intéressants, et menés avec logique. L’histoire, je dois bien le reconnaître, à fait naître en moi pas mal d’idées, pour écrire une nouvelle. (Une nouvelle qui se déroulera dans l’univers du jeu de rôle d’inspiration médiéval japonais, Légende des 5 anneaux.) Les complots de cours, c’est assez rare dans notre cinéma européen, voir occidental, alors ne boudons pas notre plaisir.

Par ailleurs, le film dispose d’une distribution de qualité. Chow Yun Fat, célèbre en Europe depuis Tigre et Dragon de Ang Lee, joue l’Empereur. Gong Li, connue chez nous grâce à Geisha, joue son épouse. Leur opposition trame tout le film, et il faut bien dire qu’ils sont tout à fait à la hauteur. Ils ont tous les deux l’aura nécessaire pour jouer ces souverains puissants.

 

L’histoire est intéressante. Elle regorge de petits rebondissements, qui font de la fin une évidence. Ce qui est aussi intéressant, dans cette fin, c’est qu’elle est logique. Les personnages vont jusqu’au bout de leurs idéaux, tiennent leurs positions jusqu’à la fin. Bref, les personnages sont crédibles.

Ce qui l’est moins, c’est cette version idéalisée de la Chine du XIe siècle, resplendissante et gorgée d’or. Je ne m’y connais guère en histoire chinoise, mais la chose paraît légèrement tirée par les cheveux. On nous montre des serviteurs se livrant à de vrais balais chorégraphié dans leur service, comme si on avait pris le temps de les former à ce point là, pour réagir au doigt et à l’œil. Les « ninjas », car il y a des ninjas, sont tout à fait dans la « tradition » de ce genre de films. Ils virevoltent, semblant ne pas êtres entravés par l’apesanteur, leurs armes décrivent des trajectoires qui rendent crédible la « théorie de la balle magique » décrite pour expliquer la mort de Kennedy.

 

Alors oui, je dois reconnaître que je n’arrive pas encore à me baigner complètement dans cet univers, qui se veut, je pense, volontairement exagéré. D’une certaine façon, ce genre de films vise à raconter des contes, des histoires fantastiques.

Mais je dois bien avouer qu’il est difficile pour un occidental de s’y immerger en plein.

Par yaneck Chareyre
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