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Mes films cultes

Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 23:27

Titre: Star Wars épisode 4: Un nouvel espoir
Réalisateur: Georges Lucas
Acteurs: Mark Hamill, Harrison Ford, Sir Alec McGuiness, Carrie Fisher, Anthony Daniels, Kenny Baker, Peter Mayhew, Peter Cuching, David Prowse...
Scénariste: Georges Lucas
Producteur: Gary Kurtz


Ma chère épouse n'ayant jamais regardé Star Wars, j'ai tâché de rattraper ce manque inadmissible. Bon, elle, n'a finalement pas accroché.
Mais c'était aussi pour moi l'occasion de chroniquer ici un film mythique dont je ne m'étais pas encore occupé.

Au préalable, disons que c'est la version 1997 que j'ai regardé ce soir. La restauration est excellente, et les quelques scènes rajoutées sont sympathiques. Pas indispensables, en dehors de la rencontre Jabba/ Han Solo qu'ilo est intéressant de voir rajouter au film. Disons que ça explique mieux ce qui se passera par la suite. Seul regret, l'ajout d'un jet de pistolaser chez Greedo dans la Cantina: dans la première version, Han Solo le tuait sans prévenir, et Lucas n'a plus voulu choquer la morale. Regrettable, mais détail.

Pour rappel, dans une galaxie très très éloignée, les Rebelles de la Princesse Leïa livrent bataille à l'Empire Galactique, et à son ignoble arme de destruction de masse, l'Etoile Noire. Le jeune Luke Skywalker va se retrouver embarqué dans ce conflit qu'il pensait lointain, et apprendre son héritage: devenir un Chevalier Jedi.

Mythique, classique, génial, novateur, les qualificatifs ne manquent pas. Cela faisait un moment que je n'avais pas regardé ce film, et j'ai pris encore beaucoup de plaisir. Des scènes mémorables, des musiques qui résonnent dans le coeur... Des personnages emblématiques aussi. Un belle alchimie qui se noue, les personnages ne se marchant pas sur les pieds. Dark Vador, Luke Skywalker.... Pas la peine de les citer tous, vous les connaissez.
Et puis une galerie de personnages de second plan riche, qu'en bon geek, je connaîs relativement.
Difficile, finalement, de parler d'une oeuvre de référence comme celle-ci. Entendons-nous bien, ce n'est pas le dernier Haneke, ou le dernier Bergman. Mais en terme de science-fiction, Star Wars occupe une place tout à fait à part, différente de celle occupée par Star Trek dont je vous parle ces temps-ci. Star Trek, est une SF scientifique, basée sur l'utilisation ou les défaillances de la technologie, sur les découvertes. Star Wars est dans la fresque épique, chevaleresque. Les technologies sont différentes, plus avancées que les notres, mais ne sont que peu dans les thématiques abordées. Ce n'est pas le propos. Ici, c'est le politique et le religieux qui est au centre des discussions.

Oui, vraiment, j'ai du mal à être critique, et à observer une vague objectivité. Ce film est culte pour moi. Ce n'est pas mon préféré de la saga, et sans doute que je pourrai mieux m'exprimer sur les prochains.
Que la Force soit avec vous.


Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes - Communauté : Ciné DVD
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 18:27
Aujourd'hui, 25 mai, c'est le STAR WARS DAY! En tant que fan de la saga, je ne pouvais rater ce jour. Alors plutôt que de revêtir la cape de Jedi, et de sortir mon chouette sabre-laser de Dooku, en jouet, je me suis dis qu'un petit article de circonstance en ces lieux serait de bon goût.

Pour commencer, quelques extraits sérieux de la saga (non pas de Jar Jar, on a dit sérieux). Le Samom que je pille en vidéo serait-il celui de Total Ciné?


Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 18:54




Titre: Gran Torino
Réalisateur: Clint Eastwood
Acteurs: Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her, Geraldine Hugues, John Caroll Lynch...
Scénaristes: Nick Shenk, Dave Johannson
Producteurs: Rob Lorenz, Billy Gerber, Clint Eastwood


Chaque film est l'occasion pour Clint Eastwood d'obtenir un nouveau galon de plus dans sa carrière de réalisateur. Il démontre, une fois encore, toute l'étendue de son talent avec Gran Torino. J'ai tout simplement adoré ce film, que je vois comme une métaphore de la carrière d'acteur d'Eastwood, mais j'y reviendrai plus tard.

Walter Kowalsky est un sale con. Un sale vieux con même. Réac, mysogine, raciste, innatentif à ses enfants, il cumule largement. Mais lorsqu'il se retrouve veuf, il commence à s'intéresser ses voisins, des immigrés du peuple Hmong, venus de thaïlande. Petit à petit, il va laisser tomber ses barrières et se laisser aller à éprouver des sentiments forts pour eux. Mais un gang de jeunes Hmong vavenir troubler cette petite vie. L'ancien soldat de la guerre de Corée va donc entrer en action.
Attention, je vous préviens, ne continuez pas cette lecture si vous souhaitez aller voir ce film, je vais en révéler quelques éléments assez importants.


Toujours là? A vos risques et périls. Je reprends.
Non, il ne faut pas s'attendre à ce que Clint fusille tout le monde. Au fur et à mesure que monte la pression, on pense forcément que le militaire va aller régler le problème par les armes. Mais en fait, non. La scène finale est absolument géniale, lorsqu'il porte sa main dans sa veste, face aux gangsters surarmés, et qu'il se fait mitrailler sur place. Au lieu de venir pour les tuer, il a fait le choix d'en finir différement avec eux, en les forçant à commettre un crime devant témoins, afin qu'ils finissent leur vie en prison. Quelques petits indices nous laissent à penser qu'il ne faut pas rester sur les clichés, et pourtant, l'étonnement est là. D'ailleurs, je vois en l'évolution de Walt Kowalsky, une certaine analogie avec la carrière d'acteur de Clint Eastwood.
Il a commencé sur des films western, dégainant son arme régulièrement, et puis sont venus les Dirty Harry, l'inspecteur à la gachette facile. Ces derniers temps, nous avons connu un personnage différent, Million Dollar Baby étant un grand succès assez symbolique de cette question. Comme Kowalsky, Eastwood en termine avec les rôles de bourrin, et en vient à des personnages plus complexes et plus profonds. Son personnage, lui, renonce à la voie des armes pour celle du sacrifice et de la paix. Personnellement, j'y vois un symbole.

C'est donc un film très fort, dans sa description de la société américaine. Peine de mort, port d'arme, vie avec les gangs, on retrouve dans la conclusion de Gran Torino des images politiques montrant que le réalisateur a bel et bien un message à faire passer. Je trouve juste qu'il manque, chipotons un peu, quelque chose autour des raisons qui font naître les gangs.  J'adore à contrario toutes les scènes consacrées au racisme, dans lesquelles Eastwood parvient bien à montrer que tout se base sur l'ignorance. Lorsque Walt apprend que les "jaunes" venus l'envahir étaient en fait des alliés des américains pendant la guerre du Viet-Nam, il relativise forcément son regard sur eux.
A un scénario très fort, s'ajoute un casting complètement pertinent. Eastwood, en tête, qui était déjà une bête de scène lorsqu'il était jeune, et qui aujourd'hui dégage encore plus de grandeur. Il a une présence qui se passe totalement de paroles, mais qui grandit encore plus dès qu'il ouvre la bouche.

Je suis totalement emballé par ce film. A moins de deux heures de durée, il ne souffre pas de lenteur.
A mon sens, un film qui peut devenir culte.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 22:12




Titre: Asterix et Obelix: Mission Cléopâtre
Réalisateur: Alain Chabat
Acteurs: Christian Clavier, Gérard Depardieu, Claude Rich, Jamel Debbouze, Edouard Baer, Gérard Darmon, Monica Bellucci, Alain Chabat, Dieudonné, Isabelle Nanty....
Scénariste: Alain Chabat
Producteur: Claude Berri
D'après l'oeuvre de René Goscinny et Albert Uderzo


Ce film est sans doute l'un de mes films préféré. Le seul dont je connaisse presque tous les répliques. Il faut bien dire que je me le suis passé en boucle pendant des mois, à l'époque de sa sortie.
Pour moi, c'est le seul film d'Asterix qui respecte l'humour de son père Goscinny. En reprenant les blagues de l'album, mais surtout en conservant cet esprit, fait de jeux de mots, de situations paradoxales ou pleines de non-sens. Alain Chabat a lu Goscinny, l'a digéré, et en a proposé une version moderne, parfaite. Les références sont légions, les blagues présentes très très régulièrement. Je n'en ferai pas la liste ici, cela me prendrai trop de temps. Comme vous avez pu le lire, j'adore le monologue d'Otis (Edouard Baer), exemple même du non-sens de l'acteur, parfaitement à sa place dans le film. Ou le documentaire sur la Langouste. Bref, les Nuls, plus Goscinny, ça fait du très bon.
Bon, bien évidemment, il faut encore subir Christian CLavier dans le rôle d'Astérix, mais comme Chabat ne fait pas des deux gaulois ses héros, finalement, le poids se limite à quelques scènes. En dehors de cela, il n'y a pas grand choses à jeter.

Je ne sais même pas quoi dire sur ce film, tellement j'en suis fan.
Il faut profiter de toutes les vannes en regardant le film, guetter toutes les références, évidentes ou plus cachées.
En tous cas, une chose est sûre, personne n'a fait mieux depuis avec les gaulois.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes - Communauté : Ciné DVD
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 22:18



Titre:
L'étrange histoire de Benjamin Button
Réalisateur: David Fincher
Acteurs: Brad Pitt, Cate Blanchett, Tilda Swinton, Julia Ormond, Taraji P. Henson, Jason Flemyng, Jared Harris...
Scénariste: Eric Roth
Producteurs: Frank Marshall, Cean Chaffin, Kathleen Kennedy
D'après une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald


En préambule, laissez moi vous dire que ce film m'a profondément bouleversé. Je n'ai jamais autant pleuré devant un film. Il faut dire que je suis le profil idéal pour David Fincher. Marié à une femme plus vieille que moi, sur le point d'être papa, en difficulté vis à vis de mes parents, j'ai tout pour être touché par ce film. A tel point qu'il m'a fallu plusieurs minutes pour me reprendre, à la fin du film.

Benjamin Button, c'est donc l'histoire d'un enfant né "vieux", qui rajeunit tandis que les années passent. Il va devoir vivre sa vie, chercher l'amour, et essayer de trouver sa place dans un monde qui ne va pas dans le même sens que lui.
Je n'ai pas de défauts à pointer dans ce film de David Fincher. Ou juste un petit, qui concerne l'élipse narrative faite au moment d'une retrouvaille père/ fils, qui est un peu abrupte.
En dehors de ce détail là, ce film est une pure réussite à tout point de vue. La lumière et la musique installent une ambiance très douce, très prenante, et nous portent tout au long du film. Les acteurs (Pitt et Banchett en tête) sont tous parfaitement justes, quels que soient leurs rôles. Et les 2h35 du film passent sans que l'on ne s'en apperçoive.

J'ai beaucoup de mal à écrire ces lignes. Benjamin Button est un film très riche, complexe, et je sens déjà que je vais oublier des choses en chemin. Si je n'étais pas si ému, aussi, j'arriverai peut-être plus à rassembler mes esprits. David Fincher ne laisse rien au hasard. Il n'y a pas une scène qui ne détienne un message, ou avec laquelle un parallèle sera fait par la suite. Plus ma femme et moi en avons parlé, plus nous avons fait des liens entre les différents passages. J'ai hâte de le revoir. Mais cela devra se faire chez moi, histoire que je puisse chialer un bon coup sans me soucier de la centaine de spectateurs autour. Les fils conducteurs, je vous les ai évoqué au début de l'article. La paternité, la vieillesse, le temps qui passe, le destin aussi, et la perte des êtres chers.
Le film commence autour de cela d'ailleurs. Sur le cas d'une jeune fils d'horloger mort pendant la première guerre mondiale. Son père, désirant faire avancer le temps à reculon, fera fonctionner l'horloge de la grande gare de la Nouvelle Orléans à rebours. Et puis viendra Benjamin. Lui aussi à rebours. 70 ans s'écouleront ensuite autour de l'Amérique, et de la Nouvelle Orléans. Pour terminer avec le cyclone Katrina, en arrivance sur la ville.

Nous prenons le film avec celle que l'on identifie rapidement comme le personnage de Cate Blanchett, couchée à l'hôpital, sur le point de mourir. Accompagnée par sa fille dans cette épreuve, elle lui fait lire le journal rédigé par Benjamin Button à la fin de sa vie. C'est donc l'occasion pour elle d'apprendre qui est cet homme qui compta tant dans la vie de sa mère. C'est ainsi que l'histoire est grandement racontée par la voix de Brad Pitt, en off.
Difficile d'en dire plus, parce que je me mélange les pinceaux, et aussi pour ne pas vous dévoiler les différentes étapes du film. En fait, c'est cela qui me limite ce soir. Si je vous raconte ce qui m'a touché, vous perdrez la force du message de David Fincher.
Alors simplement, je vous demande de me croire. Je ne peux pas penser qu'un adulte puisse ne rien trouver dans ce film. Les messages forts sont nombreux, touchant à la fois les amoureux, les futurs parents, les vieux, les jeunes. Chacun en prend pour son grade, et repart avec une belle réflexion sous le bras.
Pour moi, ce film est un chef d'oeuvre, et j'espère qu'il vous touchera autant qu'il m'a bouleversé moi.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 23:22



Titre:
Le Seigneur des Anneaux- La Communauté de l'Anneau
Réalisateur: Peter Jackson
Acteurs: Viggo Mortensen, Elijah Wood, Sean Bean, Dominic Monaghan, Sean Astin, Orlando Bloom, Ian McKellen, Hugo Weaving, Cate Blanchett, Liv Tyler, Sala Baker, Christopher Lee, Ian Holm, John Rhys-Davies, Billy Boyd...
Scénariste: Fran Walsh, Philippa Boyen, Peter Jackson
Producteurs: Fran Walsh, Peter Jackson, Barrie M. Osborne, Tim Sanders
D'après l'oeuvre de J.R.R. Tolkien



Voilà bien longtemps que j'attendais de pouvoir écrire cette chronique. Mes DVD versions longue sont revenus aujourd'hui à la maison, alors j'ai proposé à mon épouse de visionner ce premier chapitre du Seigneur des Anneaux.
Autant le dire tout de suite, je suis un fan absolu de la trilogie de Peter Jackson. Un fan critique, certes, mais complètement convaincu. Ce qui rend cet article difficile à écrire, car comment se cantonner simplement à ce premier volet, sans parler de tout le reste de la saga?


Mais je vais essayer tout de même. D'abord, parlons de l'histoire. Peter Jackson a décidé de ne pas inclure certains passages du roman de Tolkien. Pas de Tom Bombadil, donc, ce personnage étonnant, mystérieux, que les hobbits rencontrent au début de leur périple. Jackson s'en est expliqué, et a précisé que puisqu'il avait fait le choix, avec Fran Walsh et Philippa Boyen, de suivre avant tout le porteur de l'anneau, et donc les liens entre Frodon et l'Anneau, ce passage là devenait inutile. Ce qui se tient. Les puristes crieront au scandale, pour ma part, j'accepte le choix scénaristique d'autant mieux qu'il est volontaire et justifié. C'est l'écart principal avec le livre, pour le reste, Jackson est plutôt fidèle à Tolkien. La seule autre infidélité réside dans le racisme anti-nain du réalisateur qui passeson temps à les faire passer pour de gros bouffons. Espérons que Bilbo le Hobbit, dont le tournage devrait commencer sous peu, rétablira leur réputation (les nains sont des personnages centraux de cette oeuvre là).

J'ai fait le tour des points négatifs. Passons à tout le reste.
Les acteurs, d'abord. Un casting excellent d'acteurs extrêmement compétents. Viggo Mortensen est à leur tête, tellement son charisme, son talent, et son travail, transpirent à l'écran. Les yeux d'Elijah Wood nous font tomber dans le panneau, et apprécier Frodon dès sa première scène dans la Comté. Christopher Lee, vieux briscard du cinéma, campe parfaitement le vil Saroumane. Et je me plais à terminer par Sean Bean, alias Boromir, qui réussi sa scène de mort, en me faisant pleurer à chaque fois (je vous ai déjà proposé le texte de sa réplique auparavant).
Les décors, sont absolument prodigieux. Ils nous transportent de manière extrêmement efficace et crédible dans la Terre du Milieu. D'ailleurs, la Nouvelle-Zélande est en fait la Terre du Milieu, il faut bien le dire. L'étalonnage numérique, le travail des couleurs et des incrustations d'images, aide particulièrement le réalisateur, mais il n'en reste pas moins que Bree, Hobbitebourg, ont été réellement construit, et que ces décors grandeur nature sont une des clés qui font que l'oeuvre de Tolkien devient transposable à l'écran. Quand on pense que la première rencontre entre les Hobbits et le Nazgul, s'est tenu dans un parc publique de Wellington, la capitale du pays, on voit à quel point les artistes et les artisans de ce film ont su être inventifs pour nous emmener dans ce monde imaginaire. Et je ne l'étend pas sur les innovations techniques pour rendre crédibles un hobbit et un humain dans la même pièce. Je pense à la maison de Bilbon, qui est absolument étonnante.
Les costumes, les accessoires, je me dois d'en parler ausi. Guidés par Alan Lee et John Howe, les deux directeurs artistiques, ces département ont brillé par leur souci du détail et la grandeur de leur talent. Imaginez que le costume d'Aragorn a été usé pour retranscrire le fait qu'il est un rôdeur, un homme des bois. Rien n'a été laissé au hasard, et ce dévouement est une fois de plus une des clés de la réussite de ce film.
Je termine sur la musique de Howard Shore. Une véritable symphonie (je n'utilise pas ce terme au hasard, vous verrez dans quelques semaines), avec pour joyau l'hymne de la Communauté de l'Anneau, au paroxysme durant lascène de Conseil à Foncombe, qui porte l'héroïsme, la grandeur d'âme, jusque dans nos coeurs. La chanson de conclusion, chantée par Enya, May It Be est parfaitement touchante, prenante. Une fois encore, on pénètre un univers particulier aussi de cette façon. Et c'est encore une grande réussite.


Pas facile de savoir si j'ai dit tout ce que je voulais sur ce film. En version longue, de plus de trois heures, ça fait de la matière. Peut-être pourrais-je dire que les ajouts de la version longue sont vraiment pertinents, et que c'est cette version là qui mérite notre estime.
Peter Jackson, Richard Taylor et toute ses équipes à Weta Workshop, sont dans fans, des geeks, des fous. En tous cas, ils ont réussi à rendre crédible un film que l'on jugeait pourtant intransposable à l'écran en dehors du dessin animé.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 23:12



Titre: Charlie et la chocolaterie
Réalisateur: Tim Burton
Acteurs: Johnny Depp, Freddie Highmore, Annasophia Robb, Julia Winter, David Kelly, Jordan Fry, Philip Wiegratz, Helena Bonham Carter, Noah Taylor, James Fox, Missi Pyle, Christopher Lee, Deep Roy...
Scénariste: John August
Producteurs: Jeff Werner, Richard D. Zanuck, Brad Grey
D'après l'oeuvre de Roald Dahl



Je ne sais pas comment prendre cette chronique. En fait, c'est ce film que je ne sais pas par quel bout prendre. Il vient de se terminer sur France 2, et je suis tout mélangé. Un sentiment domine, tout de même, le plaisir. Ce film m'a tellement emballé que je ne sais pas trop comment en parler. Il y a tellement de choses à dire que je vais sûrement en oublier, ô, malheur.

D'abord, c'est de l'excellent Tim Burton. Je ne connais pas le livre de Roald Dahl, mais je connais un peu le Tim Burton, et sa patte est assurément présent à tous les niveaux dans cette oeuvre. A vrai dire, il n'y a sans doute que lui pour adapter cet univers. Je ne vois aucun réalisateur capable de le faire avec tant de génie. On retrouve la critique de la société américaine que l'on retrouvait déjà dans Edward aux mains d'argent, dans le conformisme des classes moyennes, dans la standardisation industrielle. Mais l'histoire va plus loin encore, à travers les cinq enfants choisis par l'auteur pour visiter la chocolaterie mystérieuse de Willy Wonka. Un petit gros qui s'empiffre de chocolats et sans doute de plus encore toute la journée, une petite fille pourrie gâtée jusqu'au trognon par ses parents plein d'argent, la gamine embrigadée par sa mère dans la course aux récompenses et aux concours, le petit génie complètement odieux, et enfin, Charlie le petit enfant pauvre avec un grand coeur. Rien qu'avec ces cinq portraits, on sent que ça va donner. Je n'ose trop en dire, pour ne pas dévoiler le contenu du film, mais pourtant... Chaque enfant se voit réserver une fin spéciale en rapport avec ce qu'il est (je n'en dis pas trop, c'est bon). A chaque fois, c'est un moment de pur jouissance. Willy Wonka poursuit un but, et on le comprend assez vite.
D'ailleurs, Willy Wonka... un personnage fabuleux, prenant toujours à contre-pied, un grand enfant qui a du mal à vieillir. Un être maléfique? Ou un enfant? En tous cas, Johnny Depp est encore une fois parfaitement à la hauteur du rôle. Il a des expressions, un jeu, qui rendent absolument crédible ce personnage sorti d'un cerveau fou (ce ne peut être autrement).

Grosse difficulté que de parler de ce film. De tous les concepts qui s'y trouvent, de toutes les réflexions qu'il nous apporte, comme ça, mine de rien, c'est trop...
En fait, je n'ai pas envie d'en dire plus. C'est mon film, à moi! Na! J'partage pas! (bon, d'accord, mais juste un petit peu et après je le reprend ok?)
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 23:38



Titre: Le Fantôme de Barbe-Noire
Réalisateur: ?
Acteurs: Peter Ustinov, Dean Jones, Suzanne Pleshette...
Scénariste: ?
Producteur: ?



Puisque nous sommes à la veille de Noël, film Disney, pour ce soir. Pour moi, c'est un film de Noël, même s'il n'a aucun lien intrinsèque avec ce moment.
Mais je me souviens d'une époque où les magnétoscopes ne courraient pas les maisons, et en tous cas pas la mienne. Je ne devais pas avoir dix ans, et mon père, pour les vacances de Noël, louait au CE de son entreprise un magnétoscope, avec quelques K7 vidéos. Dont ce film, qui est donc pour moi un petit symbole de cette époque. Je ne l'avais pas revu depuis, et je ne savais en fait pas à quoi m'attendre.
Et en fait, c'est un film très plaisant.

Steve Walker est le nouvel entraîneur d'athlétisme de Godolfin, ville où le célèbre pirate Barbe-Noire avait établit ses quartiers. Les descendantes de ses hommes tiennent une vieille auberge à sa gloire, mais vivent sous la menace d'un vil mafieux qui veut s'approprier leur maison pour en faire un casino. Et là, manque de chance pour Steve Walker, il rappelle sans le savoir le fantôme de Barbe-Noire, piégé par son avant-dernière épouse, une sorcière qui lui avait lancé une malédiction avant de mourir elle.
Voilà un film particulièrement drôle, et emmené par un excellent casting. Dean Jones est la caricature du beau gosse des années 60, Suzanne Pleshette, celle de la belle et courageuse femme de son époque, et je ne parle pas du génial capitaine, Peter Ustinov. Ils vont fort bien ensemble, et mènent la danse à la perfection. Les évènements s'enchaînent, virevoltent comme la lame d'un sabre pirate, avec des scènes mémorables, comme celle, entre autre, du duel au pistolet de la fin du film.
Je ne regrette pas d'avoir retrouvé ce film, qui m'aura fait passé un bon moment, et m'aura rappelé combien je tiens à mon papa.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes - Communauté : Ciné DVD
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 20:48

JFK





Titre:
JFK
Réalisateur: Oliver Stone
Acteurs: Kevin Costner, Tommy Lee Jones, Laurie Metcalf, Gary Oldman, Michael Rooker, Jack Lemmon, Vincent D'onofrio, Sisi Spacek, Joe Pesci...
Scénariste: Oliver Stone, Zachary Sklar
Producteur: Oliver Stone, A. Kitman Ho


Peut-être vais-je lancer une rubrique, sur ce blog, afin de regrouper mes films cultes. Il y avait A la poursuite de l'Octobre Rouge, voici maintenant JFK. Ce film d'Oliver Stone, je l'ai vu quand j'étais ado. Je ne saurais même pas vous dire ce qui m'a amené à le voir. Tout ce dont je me souviens, c'est qu'il m'avait profondément marqué à l'époque. Et aujourd'hui, je sais pourquoi, car il me touche toujours.  J'ai eu l'occasion d'identifier une de mes forces/ failles: le refus de l'injustice. C'est l'une des grande valeur qui me construit. Et quelle plus grande injustice, si l'on suit la thèse de Jim Garrison, que l'assassinat de Kennedy (que lui liait à ceux de Luther King et de son frère Bob)? Une fois encore, j'ai eu l'impression que pendant trois heures, on m'enfonçait des excréments dans la bouche avec un entonnoire, tellement la boue que lève Garrison est insupportable.

Reprenons un peu le contexte. En Novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy est abattu dans sa voiture dans une rue de Dallas. La thèse officielle veut qu'il y ait un tueur isolé et unique, Lee Harvey Oswald. Le dit Oswald a été tué le lendemain de son arrestation tandis qu'on le transférait de sa prison, par un dénommé Jack Rubby. Fin de l'histoire selon la propagande officielle. Le Procureur de la Nouvelle Orléans, Jim Garrison, prétend que ce n'est pas le cas, et le film d'Oliver Stone fait la part belle à sa thèse. D'ailleurs, si certains ont des lectures à me recommander sur le sujet, je suis tout à fait preneur. Jim Garrison met en avant les nombreuses failles de la version officielle, les documents détruits, perdus, brûlés, cachés, qui fort nombreux, auraient remis en cause la propagande. Par exemple, il se sert d'un film super 8 tourné sur place par un passant, pour remmetre en cause la thèse du tireur unique. Et le film de Zagruder prouve bien qu'il ne peut y avoir seulement trois coups de feu tirés par un seul homme. La démonstration de la théorie de la balle magique, qui a elle seule fait sept trous dans une trajectoire improbable, est à ce titre éloquente. Et donc, puisqu'il n'y a pas eu qu'un seul tireur, c'est qu'il y a eu "complot". Et si la police et les services secrets possédaient ces preuves tout en maintenant la thèse de Oswald le tueur, c'est bien que ce complot était haut placé.
En tous cas, j'attend de lire ou voir des argumentaires susceptibles de contrecarrer celui de Garrison.

En revoyant ce film aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de lui trouver un parralèle troublant. Pour rappel, ce film est sorti en 1992. Dans une séquence, Jim Garrison rencontre un ex-officier des services secrets, de manière non-officielle. Oliver Stone lui fait dire que ce sont les pro-guerre du Viet-Nam qui sont responsables de la mort de Kennedy, qui voulait au contraire lui retirer les troupes. Les marchands de canons et leurs alliés sont donc, selon Oliver Stone, les responsables. Il décrit comment certaines firmes d'armement se sont grandement enrichies avec la guerre.
Ne trouvez-vous pas cela troublant? Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose?
N'y a-t-il pas eu récemment une guerre menée par les Etats-Unis, dont on dit sans détour qu'elle a surtout servi à enrichir les marchands d'armes qui ont profités des centaines de milliards de dollar du budget de la défense américaine? La guerre en Irak... Une guere menée sous des prétextes fallacieux, des mensonges éhontés concernant les armes de destruction massive de Saddam Hussein? Qui a commencé comment? Par une fraude massive en Floride pour faire élire Georges W. Bush, le candidat des marchands de canons... Triste similitude, ne trouvez-vous pas?

Une citation m'est venue, pour conclure cet article. Une citation politique, mais que voulez-vous, je suis un homo politicus. Jean Jaures a dit, "le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l'orage".  Je vous laisse identifier tout ceque cela peut vouloir dire, au vu du propos de ce film.
Pour terminer, jesais qu'en 2029, lorsque les documents classés secrets-défense devraient êtres déclassifiés aux USA, je serai sur mon pc à ce moment là pour savoir ce qu'il en était. Pour que le combat de Jim Garrison ne demeure pas vain.
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 22:45




Titre : A la poursuite d’Octobre Rouge
Réalisateur : John McTiernan
Acteurs : Sean Connery, Alec Baldwin, Sam Neil, Scott Glenn, James Earl Jones, Stellan Skarsgard
Scénaristes: Larry Ferguson, Donald Stewart
Producteurs: Mace Neufeld, Jerry Sherlock
D’après le roman de Tom Clancy.


Ce film, rediffusé récemment sur France 4, est l’un de mes films cultes de jeunesse. Je ne saurais trop dire pourquoi, mais le fait est là, passez moi deux notes de la musique, et je suis en transe. Et pourtant, ce film parlant d’un traître à sa patrie, ça devrait me faire tiquer, mais non.

Donc, je me suis lancé un petit enregistrement, et j’ai ainsi pu regarder à nouveau ce film fétiche. Bien que le connaissant presque par cœur, au moins dans l’enchaînement des scènes, je me suis une fois de plus régalé. Sean Connery n’y est sans doute pas étranger. Il dégage une prestance et un charisme, qui donne toute crédibilité au personnage qu’il interprète, à savoir Ramius, le commandant de l’Octobre Rouge.
Suis-je bête, je ne vous explique même pas l’idée globale du film, comme si vous le connaissiez tous… A la fin des années 80, les soviétiques lancent un nouveau modèle de sous-marin nucléaire, doté d’une technologie de déplacement silencieux. Mais le commandant du navire prévoit de passer à l’Ouest avec le petit nouveau dans ses bagages. Pourchassés par ses anciens amis, face à une marine américaine sur les dents, il faudra l’intervention de Jack Ryan, agent de la CIA, pour que la solution se résolve.

Les Etats-Unis, patrie de la liberté, l’URSS, patrie de la menace et de l’oppression… Tom Clancy, l’auteur du livre à l’origine de ce film, est tout ce qu’il y a de plus américain. Ses différents écrits (il publie toujours) mettent bien en valeur la grandeur de l’Amérique. La chose devrait me dégoûter, vraiment.

Mais non, ce film est un vrai plaisir à regarder, les batailles navales sont pleines de rebondissements et de tactiques, et la pression monte bien comme il faut. Un bon moment de cinéma, assurément.

Et puis l’hymne soviétique est si joli à écouter….
Par yaneck Chareyre - Publié dans : Mes films cultes
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